L’Hôpital Ahmadou Sakhir Ndièguène est un hôpital régional, oui, mais il est d’abord l’hôpital de la ville de Thiès. Aujourd’hui, son plateau technique est en agonie : pannes répétées du scanner, de la mammographie et de la fibroscopie, chaises dentaires hors services, manques de lits et de matériels de base, accueil dégradé.
Résutat : des malades mal orientés, des soins retardés, des vies en danger.
Pire encore, la route qui mène à l’hôpital est dans un état tel qu’elle met en péril la vie des patients avant même leur arrivée. A quelques mètres de la mairie de ville, on meurt par défaut de prise en charge.
Cet hôpital porte un nom lourd de sens et d’histoire pour Thiès. Il porte le nom de Ahmadou Sakhir Ndièguène, un nom chargé d’histoire, de foi, de dignité et de service pour la ville de Thiès et au-delà.
Laisser l’hôpital se dégrader, c’est trahir une mémoire et abandonner des populations.
Pendant ce temps, des millions sont consacrés à la décoration, aux jeux de lumière et à des panneaux de communication à tonalité électoraliste, alors qu’une partie des ressources de la ville pourrait sauver des vies : aider à équiper l’hôpital, soutenir les soignants, réhabiliter la route de l’hôpital. La santé étant une compétence partagée entre l’État et les collectivités territoriales, la vie humaine appelle la solidarité de tous, y compris des collectivités locales et donc de la mairie de la ville.
La vraie priorité d’une ville, ce n’est pas l’apparence, c’est la vie.
Le plus beau message politique, qu’un maire puisse envoyer aux populations, ce n’est pas une affiche, ce n’est pas un slogan lumineux, c’est une route sûre, des vies sauvées et des citoyens protégés.
Voilà le plus beau panneau de communication.
Maître Habib VITIN
Président Mouvement THIES D’ABORD
Membre Conférence des leaders Diomaye Président.












