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SOUPÇONNANT SON ÉPOUSE D'INFIDÉLITÉ: Mamadou Lamarana Diallo bat sa femme qui porte plainte avant de se désister



SOUPÇONNANT SON ÉPOUSE D'INFIDÉLITÉ: Mamadou Lamarana Diallo bat sa femme qui porte plainte avant de se désister
 
 
Pour avoir battu sa femme Absatou Diallo qu'il soupçonnait d'infidélité, Mamadou Lamarana Diallo, 49 ans et père de 9 enfants, a été condamné à 1 mois de prison ferme. Et pourtant, sa femme s’est désistée de sa plainte.  
 
 
Au lieu de régler en douce la prétendue affaire d'infidélité qui l'oppose à son épouse, Mamadou Lamarana Diallo a préféré utiliser la méthode forte. Ainsi, il a rudement battu sa conjointe Absatou Diallo, qu'il soupçonne d'infidélité. C'est dans ses circonstances que Absatou Diallo a porté plainte pour coups et blessures volontaires contre son époux. Devant le juge des flagrants délits de Dakar hier, cet homme de 49 ans et père de 9 enfants a reconnu avoir roué de coups de poing sa femme. «Ce jour-là, sans me demander la permission, elle est sortie vers 11h et n’est revenue qu’à 18h. Nous avons eu une altercation. Elle m'a mordu le doigt et je l'ai battue», s’est-il défendu. Absente à la barre, Absatou Diallo, qui avait déjà activé la machine judiciaire, s'est finalement désistée de sa plainte par le biais de l'avocat de son époux, Me Ibrahima Mbengue. Mais dans sa déposition face aux enquêteurs, elle avait soutenu que son mari la battait souvent. Et les voisins prenaient partie à chaque fois pour lui. «Le jour des faits, c'est-à-dire le 10 juin vers 10 heures, lorsque je suis venue lui demander la dépense quotidienne, il m'a donné des coups de poing alors que je portais mon bébé sur le dos. Ce sont les voisins qui m'ont secourue. C'est la troisième fois qu'il me battait jusqu'à ce que je sois blessée», a expliqué Absatou Diallo. La représentante du procureur qui a souligné que les faits sont constants a requis 1 mois de prison ferme contre Mamadou Lamarana Diallo. L'avocat de ce dernier, Me Ibrahima Mbengue, a demandé au tribunal d'être compréhensif à l'endroit de son client et de lui faire une application bienveillante de la loi. «Malheureusement elle ne peut pas regarder son mari comparaitre à la barre ce matin et c'est pour cela qu'elle n'est pas là. Ce sont des époux certes, mais il n'a pas le droit de la frapper. Un homme, on peut l'insulter de père ou de mère, ça passe. Mais un homme qui soupçonne son épouse, il se comporte comme un animal. Nous sommes possessifs, un homme reste toujours un homme», a argué Me Mbengue. Finalement, le tribunal l'a déclaré coupable et condamné à 1 mois de prison ferme. Et comme son épouse ne s'est pas présentée, ses intérêts civils lui ont été réservés. 
 
Fatou D. DIONE 
 
 

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