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SAER SECK, PRESIDENT DE LA LIGUE SENEGALAISE DE FOOTBALL PROFESSIONNEL : «En attendant que le Comité exécutif se réunisse, cette décision est effective et applicable»



SAER SECK, PRESIDENT DE LA LIGUE SENEGALAISE DE FOOTBALL PROFESSIONNEL : «En attendant que le Comité exécutif se réunisse, cette décision est effective et applicable»
Le président de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp) a apporté des éclaircissements sur la décision du Comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football (Fsf) concernant la suite de la saison 2019-2020. Il a été décidé que le championnat national reprendra du service en novembre sous la formule Play off et Play down. Saër Seck a soutenu que cette décision a été réfléchie et qu’elle sera maintenue, en attendant que le Comité exécutif se réunisse. Le président de Diambars a saisi l’occasion pour faire un appel à l’Etat du Sénégal pour l‘entrée en vigueur du contrat Lsfp-StarTimes.

«La Fsf et la Lsfp se sont soumises aux mesures prises par les autorités sanitaires»


La semaine dernière, le Comité d’urgence de la Fsf a décidé de renvoyer la suite du championnat à novembre en format Play off et Play down. Cette décision n’a pas été du goût de certains acteurs qui n’ont pas hésité à faire des sorties pour dénoncer la situation. Le président de la Lsfp, Saër Seck, invité sur la plateforme Foot Thiessois, a tenu à apporter des éclaircissements sur le malaise qui secoue actuellement le football sénégalais. «On est dans une situation exceptionnelle. Quand on jouait la 12e ou la 13e journée du championnat, personne n’aurait pensé qu’une situation pareille pouvait arriver, allant jusqu’à bloquer non seulement le football sénégalais, mais le football mondial et bien entendu l’économie mondiale. Donc, il faut retenir que cette situation est un cas de force majeure. Dans ce cas on fait de notre mieux pour trouver des solutions», avance-t-il. «Il y a beaucoup de gens qui en parlent, mais le football se gagne sur le terrain. C’est le premier baromètre dans le football. Quand on parle d’équité dans le football, il faut qu’on retourne sur le terrain. C’est vrai qu’il y a des championnats comme la France et la Belgique qui ont mis fin à leurs saisons, mais il y en a d’autres tels que l’Allemagne qui ont repris. L’Espagne, l’Italie et l’Angleterre aussi vont sûrement reprendre bientôt, même si ce ne sera pas facile. Chez nous, au niveau de la Ligue professionnelle, en collaboration avec la Fédération, on a pensé se retrouver et réfléchir sur l’issue qu’on pouvait trouver, parce que le football est un et indivisible», dit Saër Seck, qui poursuit : «quand on s’est réuni, on s’est dit que le problème ne se trouve pas seulement au niveau du football, mais sur tous les plans. Aussi, le plus important, c’est que ça ne touche aucun footballeur, aucun dirigeant encore moins les supporters. C’est notre première priorité. Ensuite, on a essayé de voir dans quelles conditions la reprise doit se faire. La Fsf et la Lsfp se sont soumises aux mesures prises par les autorités sanitaires».

«Il faut aussi qu’on veille à ce que le Covid n’impacte pas sur la saison 2019-2020 ainsi que sur celle de 2020-2021»

Dans ses arguments, le président de la Lsfp parle de sauvetage de la saison en cours, mais aussi de la saison suivante. «Il faut aussi qu’on veille à ce que le Covid n’impacte pas sur la saison 2019-2020 ainsi que sur celle de 2020-2021», clame-t-il. «A chaque fois que le président de la République avait fixé une date, on a modélisé une sortie de crise pour qu’on puisse reprendre après ces dates-là. Maintenant, le Président a déclaré un état de guerre contre le Covid-19, on devait aussi se soumettre à cette décision. En Comité d’urgence, les propositions étaient nombreuses mais différentes. Dans son dernier discours, le Président a donné le mois de septembre comme fin probable du Covid-19, donc on ne peut que se fier à ça. Après, derrière, il fallait faire des réflexions. Les joueurs sont restés inactifs depuis mars et le seront jusqu’en septembre. Forcément, quand ils doivent reprendre, il faut qu’en ce moment-là on fasse une préparation hivernale», renseigne-t-il. Saër Seck de poursuivre : «si on prend une préparation hivernale de 6 semaines commençant en octobre, ça mène à mi-novembre. On aurait voulu en ce moment-là jouer la totalité des 13 journées restantes pour rester sur une compétition normale. On ne peut pas commencer en mi-novembre, faire une compétition normale sur 13 semaines, avec des joueurs qui n’ont pas joué depuis mars et vouloir jouer 2 matches par semaine dès le départ. C’est minimum 10 semaines et 13 semaines au maximum. Si on le fait, on ira jusqu’en janvier et après un repos d’un mois reprendre en mars encore et finir le championnat dans une année de Coupe d’Afrique».

«Il faut que le terrain soit le seul qui rende le verdict»

Toutefois, même si le président de la Lsfp soutient que ces mesures prises par le Comité d’urgence seront maintenues, le Comité exécutif aura le dernier mot. Même en se repérant à l’article 82 des textes de la Fsf, qui stipule que «chaque situation qui n’est pas prévue par les statuts ou que ce soit un cas de force majeure, ce qui ne peut pas aller au-delà du cas de Covid-19, le Comité exécutif donnera la dernière décision», Saër Seck insiste sur le fait que le verdict soit donné sur le terrain. «On s’est dit que ce n’est pas possible et on a cherché cette formule, même si ce n’est pas la meilleure, il faut que le terrain soit le seul qui rende le verdict de qui va être champion, qui va monter, qui va être relégué. Tous les cas qui ne sont pas prévus par les règlements de la Ligue professionnelle et par les dispositions particulières de ses règlements sont rapportés aux textes de la Fsf», lance-t-il. Il ajoute : «avec l’état d’urgence, on ne peut pas encore réunir le Comité exécutif, donc le Comité d’urgence sera en charge de résoudre les problèmes qui surviennent entre deux comités exécutifs, selon les textes. En attendant que le Comité exécutif se réunisse, cette décision est effective et applicable. Le football sénégalais nous appartient à nous tous, parce que chacun y a apporté sa contribution, donc s’il y a lieu de faire des éclaircissements nécessaires, on ne trouve pas de problème à le faire. On est ouvert aussi s’il faut en discuter. De toute façon, on n’est même pas sûr que d’ici là on sera débarrassé du Covid, même si nous souhaitons en finir avec cette situation le plus tôt possible».

StarTimes-Lsfp : «l’Etat doit pouvoir nous aider à mettre en vigueur ce contrat»

La Ligue sénégalaise de football professionnel avait réussi à décrocher un contrat de 10 ans moyennant 11 millions de dollars avec le diffuseur chinois StarTimes, avant la saison 2019-2020. Depuis, le contrat n’est pas entré en vigueur pour cause judiciaire entre StarTimes et Excaf Télécom concernant l'exploitation de la Télévision numérique terrestre (TNT). Le président Saër Seck encore une fois fait appel à l’Etat pour sauver ce contrat et enfin voir le football sénégalais dans de meilleures conditions. «Le contrat qu’on a signé avec StarTimes, j’y ai travaillé pendant au moins deux années avant de le mettre sous les projecteurs. On s’y est investi et on croyait vraiment à ce projet pour qu’au moins les droits de télévision puissent sauver le football sénégalais de ces difficultés. Tout le monde sait que les droits de télévision ont une importance capitale pour le football. On avait négocié près de 11 millions de dollars, 10 terrains synthétiques, diffusion de 2 matches en direct chaque journée de championnat, négocié pour qu’une sélection des meilleurs joueurs de la ligue puisse faire une tournée chaque année en Chine ainsi que des panneaux de publicité», renseigne-t-il sur le contrat avant de s’indigner : «on pensait que ça pouvait faire développer le football sénégalais, mais aussi on n’aurait jamais pensé que des Sénégalais pouvaient essayer de faire tomber ce projet à l’eau. Malheureusement, c’est ce qui est arrivé et tout a été bloqué». Ceci étant, il fait appel à l’Etat, au nom de la jeunesse et au grand bénéfice des clubs. «Je pense que si ça concerne notre jeunesse, l’Etat doit pouvoir nous aider à mettre en vigueur ce contrat. Jusqu’à ce jour, ce contrat n’a pas été supprimé, on en discute toujours pour que ce contrat ne soit pas annulé, parce que comme je le dis, ça ne bénéficiera pas à la Lsfp mais particulièrement aux clubs. Parce que notre devoir, c’est de chercher des moyens pour aider les clubs. C’est pareil aussi pour les contrats de sponsoring».
LES ECHOS


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