La présence de Ousmane Sonko à l’Assemblee nationale n’enchante pas les membres du Front pour la défense de la Démocratie et de la République (Fdr) et ils ne s’en cachent pas. Mieux, ils sont en train de faire des pieds et des mains pour lui retirer son poste de député. Ils ont réitéré hier leur détermination à l’éjecter en félicitant toutes les forces vives qui partagent la même position qu’eux.
«Illégal et illégitime», ce sont les qualificatifs utilisés par le Fdr pour décrire la présence de l’ancien Premier ministre à l’hémicycle. Par conséquent, les opposants réunis autour du Fdr estiment que le tout nouveau président de l’Assemblee nationale n’y a pas sa place. Le Fdr dit se féliciter de la réponse immédiate des forces vives de la nation face à la tentative de coup d’Etat parlementaire du Pastef. «En effet, 147 partis et mouvements ont signé une déclaration en date du 24 mai 2026 contre cette forfaiture. Cette déclaration a été approuvée par de très nombreux compatriotes soucieux de voir la paix et la démocratie être pérennes au Sénégal».
Le Front décerne dans la même veine, des félicitations aux députés de l’opposition, pour la saisine du Conseil constitutionnel, quels que soient par ailleurs les groupes parlementaires auxquels ils sont affiliés.
D’après le Fdr, «pour atteindre son objectif, Pastef a foulé aux pieds à la fois la Constitution, le Code électoral et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Celui-ci, en particulier, doit régir et ne régir que «l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée nationale, conformément auxdispositions de la Constitution de la République du Sénégal», assure le Fdr qui pense que pour préserver la démocratie et la République, l’acte illégal de l’Assemblée doit être impérativement rapporté et Ousmane Sonko être sorti de l’Assembee nationale. «Il ne saurait être député et sa déclaration tentant d’associer la saisine du Conseil constitutionnel par l’opposition parlementaire à une volonté du président de la République de le combattre ne trompe personne », déclare le Fdr qui appelle ainsi les forces vives à s’accorder, dès maintenant, sur un plan d’actions de combat pour empêcher la violation de nos lois, la profanation programmée de nos institutions.
Nd. Kh. D. F












