Le député et leader du parti les Serviteurs s’est adressé hier aux Sénégalais sous un nouveau format. Pape Djibril Fall a en effet partagé une vidéo filmée à son bureau, dans laquelle il a passé en revue l’essentiel des faits marquant les deux ans du régime Diomaye/Sonko. L’actualité de la dette a d’ailleurs occupé une bonne partie de son intervention. Ce dernier regrette juste que les nouvelles autorités fassent pire que le régime de Macky Sall dans le domaine de la dette, malgré toute leur agitation concernant la dette cachée de l’ancien régime.
Le leader du Parti Les Serviteurs a partagé hier son commentaire sur l’actualité politique. Se prononçant ainsi à son tour sur l’affaire des 650 millions d’euros révélée par le Financial Times, Pape Djibril Fall soutient que le nouveau régime a fait pire que ce qu’il dénonce depuis son accession au pouvoir. «Ils ont fait pire que l’ancien régime : une dette qui ne nous sert qu’à nous enfoncer davantage et comme si ce n’était pas suffisant, ils ont osé la cacher aux Sénégalais», fulmine-t-il.
Pape Djibril Fall de démentir l’information selon laquelle la représentation nationale était informée à propos de cette dette. «Si c’est le gouvernement qui affirme avoir informé les députés avant de contracter cette dette, c’est un mensonge d’Etat. Ce qui est plus triste dans cette affaire, c’est la cachoterie derrière. Apprêter un avion pour aller contracter une dette sur le dos des Sénégalais sans les aviser, dans la plus grande opacité, cela n’a pas de nom», fait savoir le député, qui accuse le régime actuel de ne point faire du «Jub Jubal et Jubbanti».
Pape Djibril Fall trouve déplorable que Pastef veuille imposer ses propres problèmes aux Sénégalais. «Quand on crée un parti politique, c’est pour régler les problèmes des Sénégalais, mais avec Pastef, Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye veulent que les Sénégalais leur règlent leur dualité. Ils sont finalement devenus un problème pour le Sénégal», clame-t-il tout en dénonçant l’instrumentalisation de la justice :«votre conception du pouvoir, c’est un instrument d’enrichissement et de règlement de compte».
Nd. Kh. D. F












