En visite à la Fiara, le Premier ministre, Ousmane Sonko a annoncé que le gouvernement du Sénégal travaille à finaliser une nouvelle politique agricole avec comme principale préoccupation la souveraineté alimentaire. En d’autres termes, être moins dépendant des chocs exogènes.
Présent hier à la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), au Cices, le Premier ministre est revenu, au terme de sa visite des expositions, sur la place importante qu’occupe l’agriculture pour son gouvernement. Malheureusement, il regrette de constater que ce secteur a fait l’objet de beaucoup de « tâtonnements » de la part des anciens dirigeants à la tête du pays qui, dit-il, avaient conçu des programmes aux préoccupations autres que celles des producteurs. Il annonce ainsi un changement de paradigme impulsé par le chef de l’Etat et par lui-même, chef du gouvernement. « Nous sommes en train d'instaurer, de produire la nouvelle politique agricole du Sénégal. Nous sommes en train de travailler à bâtir cette nouvelle politique de l’agriculture qui doit avoir comme principale préoccupation la souveraineté alimentaire, la sécurisation de nos approvisionnements pour être moins dépendant de l’extérieur et des moindres chocs exogènes», a annoncé le Premier ministre Ousmane Sonko, qui révèle que cette politique passera en revue toutes les problématiques liées à l'agriculture, allant de la production, l’accès au foncier, les subventions, le financement et la commercialisation. A l’en croire, cette politique en maturation sera à terme une vision agricole qui réponde à cette préoccupation essentielle de souveraineté alimentaire. «Au-delà de la souveraineté alimentaire, l’agriculture génère beaucoup de produits dérivés avec toutes sortes d'industries : le textile, les peaux et cuirs etc.», ajoute Ousmane Sonko.
En effet, si de telles initiatives sont mises en œuvre, martèle le Pm , le Sénégal pourra opérer une révolution agricole qui va aussi entraîner une révolution industrielle. «Nous voulons que le pays s’affranchisse des Importations. On ne peut pas être souverains si nous dépendons des importations, si on est exposé aux chocs exogènes», indique Ousmane Sonko qui appelle les Sénégalais à soutenir cette dynamique de l’Etat au lieu d’être embarqués dans des futilités. «Nous sommes enfin en train de bâtir un pays, nous sommes en train de nous donner les moyens de notre souveraineté à travers une économie endogène ; c’est-à-dire, si on réalise une croissance de 10%, que les 8% restent au Sénégal. C’est mieux d’avoir une croissance de 7% alors qu'en réalité, nous ne disposons même pas de 2%, cela ne peut plus perdurer», tranche le Premier ministre.
M. CISS













