Installé dans ses nouvelles fonctions de président du Conseil constitutionnel, Ousmane Diagne a placé son mandat sous le signe de la loyauté à la Constitution, de l’indépendance du juge constitutionnel et de la défense de l’État de droit. Dans son discours, le nouveau président a décliné sa vision d’une institution appelée, selon lui, à demeurer un rempart de la démocratie et de la confiance citoyenne.
Le Conseil constitutionnel change de visage, mais entend rester fidèle à sa mission. Installé dans ses nouvelles fonctions de président de la haute juridiction constitutionnelle, Ousmane Diagne a livré les grandes lignes de ce que devrait être son action à la tête de l’institution. Devant ses collègues et les personnels du Conseil, il a affiché une ambition claire, exercer sa mission dans le strict respect de la Constitution, de l’État de droit et du principe d’indépendance du juge constitutionnel.
Dès l’entame de son discours, Ousmane Diagne a donné le ton. «Le Conseil constitutionnel est de ceux-là» où l’on ne peut pénétrer «qu’avec humilité», a-t-il déclaré, insistant davantage sur le poids de la responsabilité que sur la satisfaction personnelle liée à sa nomination. Une manière pour le magistrat de rappeler que la fonction qu’il vient d’endosser dépasse largement la personne qui l’occupe.
Pour le nouveau président du Conseil constitutionnel, une ligne directrice devra guider son action : la loyauté. «Loyauté à la Constitution, loyauté à l’État de droit et loyauté au principe d’indépendance du juge constitutionnel». Une triple exigence qu’il entend ériger en socle de son exercice à la tête de l’institution. Ousmane Diagne a ainsi insisté sur la nécessité de préserver l’autorité de la norme suprême et de garantir les droits et libertés consacrés par la Constitution. Pour lui, le pouvoir ne peut trouver sa pleine légitimité que dans le respect du droit.
«Le gardien de la confiance démocratique»
Dans son discours, Ousmane Diagne a particulièrement insisté sur la dimension démocratique de la mission du Conseil constitutionnel. Lorsqu’il tranche les contestations électorales et proclame les résultats définitifs des scrutins relevant de sa compétence, le Conseil ne fait pas qu’appliquer des règles de procédure. Il protège, selon lui, «le suffrage universel lui-même». Pour Ousmane Diagne, l’institution doit continuer à inspirer « le respect, la confiance et la sérénité » aux citoyens.
Un arbitre, pas un gouvernant
Le nouveau président du Conseil constitutionnel a également tenu à rappeler les limites de la fonction juridictionnelle de l’institution. Le Conseil constitutionnel ne gouverne pas», «ne légifère pas» et «ne juge pas de l’opportunité des choix politiques», a-t-il souligné. Sa mission est ailleurs : «dire le droit et veiller à ce que chaque institution exerce les compétences que la Constitution lui reconnaît».
L’indépendance comme exigence
L’autre marqueur fort du discours du nouveau président est l’indépendance. Ousmane Diagne veut un Conseil constitutionnel «indépendant dans son jugement, impartial dans ses décisions, mesuré dans son expression, ferme dans ses principes». Une formule qui résume sa conception de la fonction. «Le juge constitutionnel doit être capable de résister aux passions, aux pressions et aux contingences du moment pour rester fidèle à la norme fondamentale», dit-il.
Au-delà des principes institutionnels, le magistrat a également évoqué la dimension personnelle de son engagement. En prêtant serment et en prenant officiellement ses fonctions, Ousmane Diagne estime ne pas s’être simplement engagé à respecter un texte. Il s’est engagé à être fidèle à «son devoir» et à «la confiance de la République».
Fatou DIOP













