À quelques semaines de la Tabaski, la Brigade régionale d’hygiène de Dakar hausse le ton contre les pratiques liées à l’abandon des déchets et cadavres d’animaux sur la voie publique. En lançant, ce lundi 18 mai 2026, les activités d’accompagnement des lieux de vente de moutons, les autorités sanitaires ont surtout insisté sur les sanctions prévues par le Code de l’hygiène, avec des amendes pouvant atteindre 2 millions F Cfa et des peines de prison ferme.
Face aux vendeurs et acteurs du secteur, le capitaine Idrissa Ndiaye a rappelé les principales exigences imposées durant cette période de forte affluence. Les services d’hygiène mettent notamment l’accent sur « l’entretien des toilettes », la protection des denrées alimentaires vendues sur les sites et surtout « la gestion des cadavres d’animaux ». Mais c’est sur ce dernier point que les autorités ont affiché la plus grande fermeté. Selon le capitaine Idrissa Ndiaye, le dépôt de carcasses ou de déchets d’animaux dans les espaces publics constitue un délit sévèrement puni par la loi.
S’appuyant sur l’article L20 du Code de l’hygiène, il a rappelé que toute personne surprise en train de jeter des cadavres d’animaux sur la voie publique, dans les lacs, en mer ou dans les canaux d’eaux pluviales s’expose à de très lourdes sanctions. « Ces actes sont réprimés par l’article L77 avec des amendes allant de 200.000 à 2.000.000 F Cfa », a averti le responsable de la brigade régionale d’hygiène de Dakar. Il précise également que les contrevenants risquent « des peines d’emprisonnement allant de deux mois à deux ans de prison ferme ».
À l’approche de la fête de la Tabaski, période marquée par l’abattage massif de moutons, les services d’hygiène redoutent une multiplication des dépôts sauvages de déchets animaux dans les quartiers de Dakar. Une situation qui favorise les mauvaises odeurs, l’insalubrité et les risques sanitaires. Les autorités sanitaires veulent ainsi prévenir les comportements jugés dangereux pour la santé publique. La brigade régionale d’hygiène annonce d’ailleurs que les opérations de contrôle se poursuivront même après la fête.
Des patrouilles nocturnes seront également déployées afin de traquer les individus qui récupèrent clandestinement des carcasses d’animaux pour les réintroduire dans les circuits alimentaires.
Fatou DIOP












