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L’INSTITUT SAINTE JEANNE D’ARC: le personnel accuse la direction de discrimination, de racisme et de tâtonnement



 
 
Les employés de l’institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar menacent de perturber l’atmosphère dudit institut durant la prochaine année scolaire, si jamais leurs revendications ne sont pas prises en charge. Ils dénoncent un mauvais traitement des employés sénégalais par la direction de ladite école, au profit de ceux de nationalité française.
 
 
 
Que les parents dont les élèves étudient à l’institution Sainte Jeanne d’Arc de Dakar (Isja) se le tiennent pour dit : des risques de perturbations planent sur l’école. En effet, le personnel de ladite école, à travers un mémorandum d’une douzaine de pages, met à nu la mauvaise gestion qui sévit dans l’institut depuis l’arrivée de leur proviseur Mme Tall Rayanna. Pour eux, Mme Tall n’a jamais pris le temps de tenir compte de leur entière et franche disponibilité à collaborer avec la direction. «Après un mois d’exercice, Mme Tall Rayanna a procédé à un premier licenciement d’un collègue sous contrat avec l’Isja et n’étant dans aucun syndicat. Au mois d’octobre passé, un autre collègue a été remis à la disposition de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique de Dakar (Didec) pour deux coquilles commises dans une épreuve de français», révèlent les syndicats des personnels.
A les en croire, la direction a demandé le départ de 6 collègues Didec au total, en plus de deux autres qui sont en sursis pour l’année scolaire 2018-2019 uniquement. Selon eux, les Français ou ceux qui ont un diplôme français sont mieux payés, «comme si les compétences sénégalaises n'ont pas de valeur à Jeanne d’Arc». Pire, la direction licencie et recrute des vacataires et des retraités, avec un traitement salarial très souvent supérieur.
 
«Nous ne permettrons à aucun vacataire ou retraité, sénégalais ou pas, de mettre un seul pied dans nos classes»
 
Mettant en garde leur proviseur, le personnel déclare : «Mme Tall Rayanna, préparez-vous pour la rentrée prochaine. Nous ne permettrons à aucun vacataire ou retraité, sénégalais ou pas, de mettre un seul pied dans nos classes. Si vous ne nous croyez pas, défiez-nous».
Le licenciement du Conseiller principal d’éducation (Cpe) en fonction depuis 2003, et cela à quelques jours des examens, semble être la décision de trop, puisque les motifs du licenciement sont aberrants, selon eux. «Il a été licencié pour absence non autorisée 
durant les vacances d’été, défaut de production dans le délai imparti d’une pièce
 suite à une réponse à une demande d’explication.
 
«Mme Tall et sa fille ont pris une journée entière pour la mort de leur chien»
 
D’après le personnel de l’Office diocésain de l’enseignement catholique de Dakar (Odec), l’année dernière, Mme Tall Rayanna et sa fille se sont autorisé une absence d’une journée entière parce que leur chien était mort et qu’elles étaient très choquées et trop tristes pour venir à l’école. Alors que le proviseur a pris une journée pour pleurer son chien, le Cpe, lui, accompagnait son fils en clinique pour une intervention chirurgicale. «Visiblement, son chien compte plus que le fils de ce dernier», conclut-il. Plus grave, le personnel de l’institution Sainte Jeanne d’Arc pense que si aucun Sénégalais n’est compétent pour remplacer leur Cpe alors que, depuis son existence Isja n’a jamais eu de Cpe français, ils sont en droit de penser à une combine raciste en gestation. «Le Cpe est certes un professionnel, mais il reste, en terre sénégalaise, un gardien des valeurs culturelles et éducatives. Le remplacer par un Français serait nous asservir encore une fois et transformer nos enfants en petits Français ; ce qui ne conviendrait certainement pas à nos parents d’élèves qui tiennent encore fermement à la rigueur, à la discipline, à l’encadrement et à l’accompagnement humaniste des élèves»,  disent-ils.
 
«La sœur Anne-Marie Ndour, qui croit détenir une cour à ses ordres, influence la proviseure»
 
Selon le personnel de l‘Institution Sainte Jeanne d’Arc, il existe réellement une confusion des tâches ou des responsabilités à l’Isja. La Proviseure est influencée par la représentante de la tutelle, la Sœur Anne-Marie Ndour, qui croit détenir une cour à ses ordres et humeurs.
Emettant des doutes sur les performances de leur proviseure, les syndicats des personnels de l’école Sainte Jeanne d’Arc se demandent si Mme Tall a les compétences requises pour diriger une grande école. Aussi, comment peut-on confier une si grande école à une religieuse aussi associable que limitée qui n’a que rancune et haine dans le cœur ? «Notre combat n’est pas lié à la nationalité, mais à l’humanisme, au vivre-ensemble et à la gestion des compétences. Pour preuve, nous avons reconnu et continuons à saluer la simplicité, la maîtrise et la gestion humaine et pédagogique de Monsieur Gouillard Philippe, adjoint du Proviseur et unique Français de souche de l’équipe de direction. Nous sommes en parfaite entente avec nos collègues français. Pour nous, il est temps de mettre fin à la discrimination, au racisme et au tâtonnement, comme le prouvent les prises de décision décriées et donc impopulaires, de même que la communication entachée toujours par un élan de sanction», affirment-ils.
 
Ndèye Khady D. FALL
 

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