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Infrastructures numériques : les réseaux mobiles ont capté 60% des investissements en 2024 (Xalam Analytics)



Infrastructures numériques : les réseaux mobiles ont capté 60% des investissements en 2024 (Xalam Analytics)

L’augmentation de la consommation d’Internet en Afrique, portée par le développement de nouveaux usages comme les paiements numériques, la vidéo à la demande, l’e-commerce, les services en ligne, etc., accélère l’avènement de l’économie numérique sur le continent. Cependant, pour satisfaire cette demande croissante de connectivité, l’extension des infrastructures numériques devient urgente.

Les investissements consacrés aux infrastructures numériques en Afrique subsaharienne poursuivent leur progression. Selon les estimations du cabinet Xalam Analytics, les dépenses ont atteint près de 7 milliards de dollars en 2024, contre environ 6,3 milliards $ en 2020. Une évolution qui témoigne de l’importance stratégique accordée à la connectivité dans une région où le numérique est perçu comme un levier de développement et d’inclusion économique.
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La priorité donnée aux réseaux mobiles

Dans son rapport « The State Of African Digital Infrastructure », publié en mars 2025, le cabinet indique que près de 60 % de ces investissements ont été dirigés vers les réseaux mobiles, confirmant le rôle central de la téléphonie dans la transformation digitale du continent. L’expansion des capacités 4G, ainsi que le déploiement progressif de la 5G, mobilisent la majorité des financements. Dans plusieurs pays, la couverture en zones rurales reste encore limitée, ce qui pousse les opérateurs à intensifier leurs efforts pour étendre l’accès et améliorer la qualité du service.

Cette dynamique répond à une demande en forte croissance : avec une population jeune et connectée, l’Afrique subsaharienne figure parmi les marchés de la donnée mobile les plus dynamiques au monde. L’augmentation du trafic Internet, alimentée par la généralisation des smartphones, impose aux opérateurs d’accroître la capacité de leurs infrastructures pour éviter la saturation des réseaux.

La fibre optique en deuxième ligne

Le déploiement de la fibre optique constitue le deuxième poste d’investissement le plus important, représentant près de 20 % des dépenses totales. Ces financements visent à renforcer les réseaux terrestres et à soutenir la construction de câbles sous-marins reliant le continent aux hubs mondiaux du numérique.

La multiplication des initiatives de connectivité – à l’image des grands projets de câbles portés par des consortiums internationaux et des acteurs africains – ouvre des perspectives de meilleure intégration du continent à l’économie numérique mondiale. Toutefois, la rentabilité de ces projets dépend encore largement de la capacité des pays à développer des réseaux de distribution locaux permettant de relier la fibre aux ménages et aux entreprises.

Des centres de données encore sous-financés

Si les progrès sont notables dans la connectivité, le secteur des centres de données reste le parent pauvre des investissements. Moins de 7 % des dépenses totales ont été orientées vers ce segment au cours des quatre dernières années. Or, les besoins sont immenses : hébergement de contenus, services cloud, solutions d’intelligence artificielle… autant d’éléments qui nécessitent une infrastructure locale robuste pour réduire la dépendance vis-à-vis des serveurs situés hors du continent.
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L’insuffisance d’investissements dans ce domaine maintient un écart stratégique. Le stockage et le traitement des données en Afrique pourraient favoriser une meilleure souveraineté numérique, une réduction des coûts et une amélioration des performances des services digitaux. Mais pour l’heure, les opérateurs et investisseurs restent prudents, freinés par les coûts élevés de construction et les défis liés à l’approvisionnement énergétique.

Un enjeu stratégique pour l’avenir

L’évolution des dépenses montre que l’Afrique subsaharienne s’inscrit dans une trajectoire de consolidation de ses infrastructures numériques, même si des déséquilibres persistent. La priorité donnée aux réseaux mobiles reflète l’urgence d’élargir l’accès à Internet, mais l’écosystème numérique complet – allant de la fibre aux centres de données – doit être renforcé pour répondre aux ambitions de transformation digitale.

À l’heure où les gouvernements multiplient les plans nationaux de digitalisation, et où les entreprises africaines innovent dans les services numériques, la question de la soutenabilité des investissements se pose. Pour transformer l’essai, il faudra mobiliser davantage de capitaux locaux et internationaux, mais aussi créer un environnement réglementaire propice, afin que le continent puisse non seulement consommer, mais aussi produire et héberger ses propres données.

Selon les estimations de Xalam, les acteurs du numérique « de la région devront dépenser entre 7 et 8 milliards de dollars par an sur la période 2025-2030, la fibre optique, les centres de données et le cloud représentant près de la moitié de ces investissements ». D’après la Commission du haut débit pour le développement durable, ce volume d’investissement pourrait se révéler insuffisant au regard du besoin en connectivité qui se développe et des nouveaux usages qui appellent à de nouvelles infrastructures.

Actuellement, le secteur des TIC est largement soutenu par le secteur privé. « Les opérateurs mobiles en Afrique subsaharienne ont investi plus de 28 milliards $ au cours des cinq dernières années et devraient investir 62 milliards $ pour la période 2023-2030 », ajoute la Commission qui souhaite que les gouvernements investissent davantage dans les fondations de leur économie numérique qui favorisera aussi la construction de leur propre souveraineté numérique.  


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