En octobre 2025, le déficit commercial est estimé à 12,2 milliards, soit une atténuation de 9,4 milliards, comparé à septembre 2025. Cette situation résulte de la hausse simultanée des exportations de biens (+268,0 milliards) et des importations de biens (+293,8 milliards). Ainsi, le taux de couverture des exportations par les importations s'est amélioré de 3,1 points de pourcentage pour se stabiliser à 98,3%.
Au cours du mois d'octobre 2025, les exportations de biens du Sénégal sont évaluées à 688,7 milliards, en progression de 63,7% (+268,0 milliards) par rapport au mois précédent. L'accroissement des exportations de biens est attribuable, essentiellement, à l'augmentation des ventes à l'étranger d'huiles brutes de pétrole (+106,8 milliards), d'or brut (+104,9 milliards) et de produits pétroliers (+54,8 milliards). En outre, les expéditions de titane ont baissé de 1,4 milliards, entre septembre et octobre 2025. En glissement annuel, les exportations de biens ont augmenté de 93,5% (+332,8 milliards) pour se situer à 688,7 milliards, en relation, particulièrement, avec l'amélioration des ventes à l'extérieur d'huiles brutes de pétrole (+116,2 milliards), d'or brut (+97,2 milliards) et de produits pétroliers (+89,5 milliards). Toutefois, l'amélioration des exportations de - biens a été ralentie par le repli des expéditions de « préparations de soupes, potages et bouillons » de 8,9 milliards. Au niveau de l'UEMOA, en octobre 2025, les exportations de biens sont estimées à 163,5 milliards contre 102,9 milliards un mois plus tôt. Elles correspondent à 23,7% de la valeur totale des expéditions de biens, soit un repli de 0,7 point de pourcentage par rapport à septembre 2025. Le Mali reste le premier client du Sénégal au niveau de l'Union, au cours de la période sous-revue, avec une part de 88,3% contre 82,1% le mois précédent. Les produits pétroliers sont les principaux produits exportés vers ce pays partenaire, avec une part estimée à - 80,5% contre 67,2% un mois auparavant.
Hausse de 58,4% des importations de biens
S'agissant des importations de biens, enregistré une augmentation de 58,4% (+293,8 milliards) pour se situer à 796,5 milliards, comparé au mois précédent. L'accroissement des importations de biens est attribuable, principalement, à la hausse des commandes de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+206,9 milliards), d'autres produits pétroliers (+44,2 milliards) et de « machines, appareils et moteurs » (+11,5 milliards). Ce renforcement des importations de biens a été atténué, essentiellement, par le repli des achats à l'extérieur de riz (-9,5 milliards). En glissement annuel, les importations de biens ont progressé de 14,1% (+98,2 milliards) pour se stabiliser à 796,5 milliards. Cet accroissement est en liaison, notamment, avec la consolidation des commandes à l'étranger de « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+193,6 milliards). En sus, la hausse des importations de biens a été ralentie par le recul des acquisitions à l'étranger d'huiles brutes de pétrole » (-43,3milliards), de « machines, appareils et moteurs » (-39,6 milliards) et de riz (-28,0 milliards). Au sein de l'UEMOA, durant le mois d'octobre 2025, les importations de biens ont atteint 13,3 milliards contre 6,1 milliards en septembre 2025. Elles représentent 1,7% du montant total des importations de biens sur la période, soit un progrès de 0,5 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Le Togo devient le principal fournisseur du Sénégal en octobre 2025, avec une part de marché de 56,6%, contre 4,5% un mois auparavant. Les importations en provenance de ce pays concernent essentiellement les « autres matériels de transport », soit 95,2% du total. La Côte d'Ivoire occupe la deuxième place sur cette période, avec une part de 42,3%, contre 90,5% le mois précédent. Les principaux produits importés depuis ce pays sont le « tabac brut et fabriqué » (22,6%), les ouvrages en métaux communs (8,8%), les produits des industries para-chimiques (7,7%) ainsi que les huiles et graisses animales et végétales (7,4%).
M. CISS











