Après avoir retracé les destinations des 37 milliards qui devaient servir de démarrage du projet d’électrification de villages au Sénégal, dans différents pays, Thierno Alassane Sall n’a pas manqué de s’en prendre à son plus virulent détracteur, en l’occurrence, l’ancien Pm, Ousmane Sonko. « L'ancien Premier ministre, qui prétend être l'homme le plus informé du Sénégal, sinon de l'Afrique, a clamé publiquement qu'il n'y a aucun scandale Aser, à rebours de la clameur publique. Il a, par la suite, évoqué de simples retards douaniers et cela a été consigné dans un communiqué du Conseil des ministres du 11 mars 2026. Donc, il y a quelques mois, quand après près de 2 ans, le retard ne pouvait plus être masqué. Il a essayé de justifier par des problèmes purement douaniers, alors même qu'aucun matériel n'est parvenu au Sénégal. La solennité d'un communiqué du Conseil des ministres a été évoquée pour faire croire qu'un projet qui aurait dû être en phase terminale ne connaissait que des obstacles faciles à lever, alors qu'il n'avait quasiment pas démarré », a expliqué le député. Poursuivant et persuadé que des têtes vont tomber dans cette affaire de détournement présumé, il lance à l’endroit de celui qu’il accuse d’être président « par effraction » de l'Assemblée nationale, de vouloir se mettre à l’abri. « Le Président Diomaye le suspecte, nous tous nous le suspectons. Est-ce qu'il y a des liens entre ce forçage-là et ce dossier ou d'autres ? L'avenir nous le dira. Mais, comme je l'ai toujours clamé, il y a dans l'État du Sénégal, des gens qui ont rendu cette forfaiture possible. Et si l'enquête se déroule normalement, des têtes vont tomber. Mais à ce jour au moins, on commence à voir où sont passés nos 37 milliards et on voit que ça n'a pas profité à l'électrification rurale du Sénégal, mais à beaucoup de privés qui n'ont rien à voir avec le Sénégal et cela constitue un crime », martèle le patron de la République des Valeurs.
M.C












