jotaay
jotaay

https://www.facebook.com/flyairsenegal
Le meilleur de l'info au sénégal
Jour de Dpg : Al Aminou Lô face à Sonko ÉNERGIE, POUVOIR D'ACHAT ET PRIORITÉS NATIONALES : Haby Dieng Fall, ancienne cadre de la Senelec, plaide pour des réformes structurelles plutôt que des polémiques ACCORD AVEC FMI, LOYERS, PANIER DE LA MENAGERE, HYDROCARBURES, DIALOGUE SOCIALE  : Diomaye trace la nouvelle feuille de route des urgences PAPE THIAW-PATRICK VIEIRA, DOSSIER MADY TOURE ET MAROC AU TAS, ABDOULAYE FALL A LA COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA CAF : La Fédération sénégalaise de football dans un imbroglio total WOYOFAL : Le collectif #30JoursPourLeJustePrix saisit la Crse pour exiger des clarifications sur le système de prépaiement FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE : Seules deux radios commerciales ont déposé leurs dossiers ; aucune télévision et aucun journal DEGRADATION DE LA NOTE DU SENEGAL : Thierno Alassane Sall accuse «l’irresponsable guerre fratricide» entre Diomaye et Sonko et invite les populations à les dégager DEGRADATION DE SA NOTE SOUVERAINE DE CAA1 À CAA2 PAR MOODY’S : Le Sénégal dans les abysses de la performance économique CONFLIT FONCIER À DAKAR : Le Bureau municipal fait bloc derrière le maire Abass Fall face au «coup de force» de l’Agetip sur la Corniche Ouest SENEGAL - FMI  : Les conditions se précisent avant un nouvel accord

DE LA RUPTURE À LA TENTATION DE L’ÉTAT- PARTI : Quand le Pastef tourne le dos à ses promesses




 
 
Le remaniement ministériel du 6 septembre 2025 signe plus qu’un simple jeu de chaises : il révèle le basculement du Pastef vers l’État-parti. En écartant les technocrates indépendants et en concentrant les postes régaliens entre les mains de proches, le parti au pouvoir semble trahir ses promesses de rupture et se fondre dans les pratiques qu’il dénonçait hier. Entre espoir et désillusion, le Sénégal assiste à un tournant politique aux implications majeures.
 
 
 
A son arrivée au pouvoir, le Pastef surfait sur une vague d’espérances. Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye juraient de rompre avec la «politique politicienne», d’écarter les petits calculs d’appareil et de privilégier la compétence au service de l’État. Leur slogan implicite, décliné partout, tenait en une formule : faire autrement. Un an et demi après, la réalité est tout autre.
L’entrée au gouvernement du général Jean-Baptiste Tine, du magistrat Ousmane Diagne ou de figures universitaires et technocratiques incarnait cette promesse. Ces profils institutionnels et indépendants rassuraient une opinion lassée des querelles partisanes et donnaient corps à l’idée d’un État sobre, vertueux, tirant sa légitimité de la compétence plutôt que du seul lien partisan.
Le remaniement du 6 septembre 2025 est venu doucher ces espoirs. En plaçant l’avocat personnel de Ousmane Sonko à l’Intérieur, en transférant Yassine Fall, «gros calibre» de Pastef, à la Justice pour remplacer un magistrat indépendant. En reléguant les alliés à des strapontins et en écartant des technocrates trop autonomes, le Pastef a opéré un virage brutal. Ce n’est plus l’État impartial, mais l’État-parti qui prend forme.
Certes, chaque gouvernement a besoin de loyauté. Mais entre fidélité et hégémonie, la frontière est mince. En verrouillant les ministères régaliens entre les mains de proches, le Pastef adopte les mêmes réflexes que les régimes qu’il combattait hier : contrôler la Justice, encadrer l’Intérieur, marginaliser les voix indépendantes.
Ce virage pose une question centrale : où est passée la promesse de rupture ? Comment prétendre rompre avec les logiques d’accaparement quand on reproduit, avec d’autres visages, les mêmes pratiques ? L’exigence de cohérence n’est pas un caprice : elle est au cœur de la confiance que les Sénégalais avaient placée dans cette alternance historique.
L’histoire politique du pays montre que le Sénégalais pardonne les erreurs mais sanctionne le reniement. Les choix du 6 septembre ne sont pas de simples ajustements techniques. Ils portent une charge symbolique lourde : l’abandon d’une ligne, le recul d’un projet, la victoire du réflexe partisan sur la promesse de gouvernance nouvelle.
Le Pastef a toujours dénoncé les dérives des anciens régimes. En se coulissant dans le même moule, il prend le risque d’un désenchantement rapide. Gouverner, c’est incarner une espérance et lui rester fidèle. À défaut, le pouvoir devient une simple reproduction. Et alors, à quoi bon l’alternance ?
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
LES ECHOS


ACTUALITE | POLITIQUE | SPORTS | SOCIETE | SERIE | RELIGION | REVUE DE PRESSE | ECONOMIE | CHRONIQUE | CULTURE | BOOMRANG | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV-DIRECT | SANTE | World Cub Russie 2018 | SERIE TV SENEGAL | LES ECHOS | pub | Radios d’Ici et d’Ailleurs | Santé | Contribution | AFRIQUE | TECH NEWS | VIDEO DU JOUR | HISTOIRE | TV


LIVE RADIO



A n’y rien comprendre

Dans la mouise

Brouteurs

La curée

Imbroglio

Ça mouille

Herbes folles

Ping-pong

Redevabilité

Epouvantail



SANTE

L’ACUPUNCTURE, LES VENTOUSES, LA MOXIBUSTION, LE MASSAGE THÉRAPEUTIQUE ET LE BADUANJIN : La médecine traditionnelle chinoise s’invite au plateau médical

Dans la lignée d'Octobre Rose, la campagne annuelle Novembre Bleu vise à sensibiliser sur les maladies masculines

Octobre Rose : Ce qu’il faut savoir sur la campagne

CRÉATION DU STATUT DE MÉDECIN EN SPÉCIALISATION ET AUDIENCE AU PALAIS : Le Collectif des médecins en spécialisation suspend sa grève et donne 3 mois au gouvernement

XEL DU DOY | HEMORROIDES ET TROUBLES DIGESTIFS