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CRIME PASSIONNEL A YEUMBEUL ASECNA: un gosse de 18 ans tue un autre du même age pour les beaux yeux de son ex-copine

Le meurtre de l’adolescent Pathé Ndao, 18 ans, perpétré, tard la nuit du dimanche 11 février dernier, vers 21 h, à Yeumbeul Asecna, par l’ex petit-ami de sa copine, Fallou Nd, dit «Baye Fall», et de son ami Abdoul Aziz B, alias «Gueum-Gueum», relève d’un crime passionnel exécuté avec préméditation. Les deux bourreaux, dont l’un détenait un couteau d’une grande dimension, ont engagé une effroyable bagarre avec le défunt et l’ont atteint mortellement aux deux flancs et à la gorge.



CRIME PASSIONNEL  A YEUMBEUL ASECNA: un gosse de 18 ans tue un autre du même age pour les beaux yeux de son ex-copine
 

 
 
Le plan de bataille autour de la reconquête de l’adolescente Yacine D, 15 ans, élève en classe de 6ème, par son ex petit-ami Fallou Nd, dit Fallou «Baye Fall», aidé en cela par son ami Abdoul Aziz B, alias «Gueum-Gueum», et le refus catégorique du nouvel étalon noir de la gamine, Pathé Ndao, de rompre les amarres avec la fille, ont coûté la vie au jeune garçon. L’amoureux dépité et son pote, dont les âges varient entre 17 ans et 18 ans, ont monté une planque dans les parages du domicile de leur rival et guetté sa sortie, avant de s’acharner sur lui avec un couteau.
 
Le plan machiavélique de l’amoureux dépité pour reconquérir son ex petite-amie de 15 ans
 
 
C’est suite à une brouille que Yacine D. décide de mettre sous le boisseau son aventure amoureuse avec son petit-ami, Fallou «Baye Fall». Le menuisier Pathé Ndao s’engouffre alors dans la brèche et fait des avances à la fille, qui accepte volontiers l’offre et sort en amoureux avec le jeune garçon. Ils vivent leur nouvelle idylle et se la coulent douce dans le quartier Yeumbeul Asecna. Mais, Fallou «Baye Fall», l’amoureux dépité, s’offusque de cette relation. Il se permet d’interpeller Pathé (le nouvel amant de son ex) et lui demande de rompre avec la demoiselle. Ce que ce dernier refuse catégoriquement. Il s’emporte, abandonne la méthode douce et opte pour la stratégie de l’intimidation. Il profère des injures contre Pathé et menace de lui faire la peau. Il fait pareil avec la fille et la met en garde contre son entêtement à rester avec son nouveau rival.
 
 
Le refus catégorique du défunt à rompre dare-dare avec la fille lui a coûté la vie    
 
Face à son incapacité à regagner la confiance de la fille, Fallou «Baye Fall» concocte un plan machiavélique, se confie à son ami Abdoul Aziz B. et l’embarque dans l’opération de reconquête. Ils guettent les moindres apparitions des deux nouveaux tourtereaux, en galante compagnie ou en solo, dans la rue pour les harceler et menacer. Ainsi, samedi dernier, une violente bagarre éclate entre eux. Des voisins arrivent et séparent les antagonistes. Mais cette altercation n’a point fait fléchir Pathé dans sa détermination à continuer à filer le parfait amour avec l’adolescente Yacine D. Une opiniâtreté qui va hélas lui coûter la vie, dans la nuit du dimanche 11 février 2018. L’adolescent a été pris dans le guet-apens de l’ex de sa copine et son acolyte, qui tenait à la main un couteau d’une grande dimension.
 
Fallou jette l’arme du crime, enlève ses habits tâchés de sang et tente de filer à l’anglaise à bord d’une moto
 
Tous les deux interceptent Pathé, dans la rue, se ruent sur lui et commencent à le rouer de coups de poing. Ndao se débat et réplique aux assauts de ses assaillants. Mais, dans la mêlée, Fallou «Baye Fall» s’empare du couteau des mains de son ami Abdoul Aziz dit «Gueum-Gueum» et en assène deux coups aux deux flancs et un autre à la gorge. Le sang de leur protagoniste jaillit et atterrit sur les habits de Fallou. Qui panique, jette l’arme blanche et file droit chez lui, à Malika Montagne. Il se débarrasse de ses habits de treillis militaire et de maillots de sport tâchés, enfile d’autres et ressort aussitôt de la maison sans piper mot à sa famille. Des policiers opérant en civil appréhendent en premier Aziz, qui livre son ami Fallou. Les flics se rendent chez le jeune garçon constatent son absence et montent une planque autour de la maison.
 
Il avoue avoir mortellement poignardé Pathé, qui refusait de rompre avec son ancienne dulcinée
 
Fallou retourne chez lui, fait sa valise et tente de quitter le quartier pour aller se réfugier ailleurs. Les flics le surprennent à l’intérieur, l’interpellent et le menottent. Ils fouillent dans ses affaires personnelles, découvrent les habits tâchés de sang et le conduisent avec au commissariat de police. Si Aziz «Gueum-Gueum» reconnait avoir eu à la main l’arme du crime, il refuse cependant être l’auteur du coup de couteau fatal à Pathé et charge son acolyte. Le garçon confirme et avoue avoir poignardé mortellement Pathé, qui lui a chipé sa petite-amie Yacine D. «C’est moi qui l’ai poignardé à la gorge ou au cou. On lui avait dit de laisser tranquille la fille, qui sortait en amoureux avec moi. Mais, il a refusé de le faire, malgré nos menaces et autres actes d’intimidation». Ce sont les premiers mots de Fallou «Baye Fall» devant nos informateurs. Tous les deux devraient être déférés aujourd’hui pour assassinat et détention d’armes blanches.
Vieux Père NDIAYE     
 
 
COUMBA GUEYE, MERE DE PATHE NDAO, SE CONFIE
«Mon fils m’aimait par-dessus tout ; il a agonisé sous mes yeux avant de mourir»
 
Pathé Ndao est parti à la fleur de l’âge durant la nuit du dimanche 11 février dans les parages de leur maison. Né le 24 novembre 2000,  le jeune menuisier a été abattu à coups de couteau par l’ex petit-ami de sa copine, Fallou Nd, dit Fallou «Baye Fall», avec la complicité de son ami Abdoul Aziz B, alias «Gueum-Gueum». On s’est rendu hier matin à la maison mortuaire, où une ambiance empreinte d’émotion et de crise d’hystérie régnait. Coumba Guèye, mère du défunt, a retracé les derniers moments de son troisième fils et magnifié l’œuvre de celui-ci envers sa personne.
 
Après sa douche, Pathé a enfilé ses habits et effectué la prière du timis avant de sortir en catastrophe du cocon familial pour aller accomplir une commission de son employeur menuisier. Quelques heures plus tard, il est revenu chez lui, a changé ses effets vestimentaires et est ressorti aussitôt à pas décidés de la maison, sans pourtant préciser sa destination. Sa mère Coumba Guèye l’appelle et lui demande de prendre d’abord le dîner avant de sortir. Mais, le garçon voulait partir. La maman finit le repas du soir, constate l’absence de son fils et demande à son enfant Mouhamed d’aller appeler son frère pour le diner. Ce qui fut fait. 
 
Pathé s’affale brusquement devant leur maison, se vide de son sang et évoque la mort
 
Mais, quelques instants plus tard, rapporte la maman Coumba - trouvée hier chez elle – une voisine de quartier tape à sa porte et l’informe de la bagarre de son enfant Pathé avec d’autres jeunes. Elle interrompt net son dîner, se précipite au dehors et tombe sur son fils, ensanglanté, agonisant et allongé au sol, devant la porte de la maison. «Il baignait dans une mare de sang. Quand je l’ai appelé par son nom et interpellé sur sa mésaventure, il a eu toutes les peines du monde à prononcer un mot. Il se contentait de me regarder et de répondre à mes interpellations par des soupirs et gémissements. Il cessa tout de go de gémir avant de rendre l’âme, au cours de son évacuation à l’hôpital», a soutenu, entre deux sanglots, la maman.
 
Il a appris le Coran à Janatoul et à Khelcom, avant de revenir à Dakar pour le métier de menuisier
 
Elle a magnifié l’œuvre exemplaire de son fils, envers la famille et surtout sa propre personne. Elle a béni son action sur terre et prié pour le repos de son âme. «Allah l’accueille en Son paradis. Il m’accordait beaucoup d’attention, de la considération et du respect. Il me disait qu’il allait travailler d’arrache-pied pour que j’effectue le pèlerinage à La Mecque. Pathé a appris le Saint Coran au daara Janatoul puis à Khelcom», nous confie la maman, assise sur une natte et entourée de ses proches. Elle se tait un moment et éclate à nouveau en sanglots. Créant une crise d’hystérie collective dans la maison.
 
V. P. NDIAYE       
 
 
Découvre d’une planque d’armes blanches des bourreaux de Pathé Ndao
La thèse du crime passionnel savamment orchestré, qui a pris les allures d’un assassinat,  contre le menuisier Pathé Ndao, reste plus que jamais plausible. D’autant que les policiers de Yeumbeul, après l’arrestation des deux mis en cause, ont découvert l’endroit où ces derniers avaient caché leurs armes blanches (couteaux de différentes dimensions). Un arsenal destiné à faire payer cher l’audace voire l’outrecuidance de Pathé à sortir en amoureux avec l’ex de Fallou Baye Fall. Qui est orphelin de ses deux parents et vit entre des maisons de proches, établis à Malika et Yeumbeul Asecna.
 
V. P. NDIAYE

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