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COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES: Le jardinier Mamady Faty coupe 4 doigts au berger Ndiaga Dione

Le jardinier risque de s’absenter de son verger durant 6 mois pour un séjour à la maison d’arrêt de Rebeuss. Dans le département de Rufisque, précisément dans la commune de Bambilor où il est employé dans un verger, il avait coupé 4 doigts de la main gauche du berger Ndiaga Dione, suite à une altercation avec ce dernier qui avait laissé ses troupeaux pâturer dans sa plantation. Devant la barre des flagrants délits de Dakar où il a été attrait, hier, le juge a fixé le délibéré le 15 mars prochain.



COUPS ET BLESSURES VOLONTAIRES: Le jardinier Mamady Faty coupe 4 doigts au berger Ndiaga Dione
 
 
Le conflit entre agriculteurs et bergers est loin de connaitre son épilogue. Dans la commune de Bambilor, département de Rufisque, en effet, le berger Ndiaga Dione était parti faire paître son troupeau en compagnie de son jeune frère. Mais, il se trouve que ce dernier, jeune garçon de 15 ans, aurait laissé le troupeau divaguer dans le verger de Mamady Faty. Trouvant Ndiaga Dione sur les lieux, alors que le jeune frère de celui-ci s’était enfui, le prévenu Mamady Faty l’a abreuvé d’insultes, avant de le séquestrer dans la chambre qui lui sert de logement dans le verger. Cependant, le berger ne s’est pas laissé faire, car il a riposté à toutes les attaques de son agresseur. Face à cette résistance, Mamady Faty s’est emparé de son coupe-coupe et lui a sectionné 4 doigts de la main gauche. Conduit à l’hôpital, Ndiaga Dione s’est retrouvé avec un certificat médical qui fait état d’une incapacité temporaire de travail de 30 jours, avec le risque de perdre ses 4 doigts, vu la gravité de la blessure, a conclu la blouse blanche dans son rapport médical.
Plainte déposée par la famille de la partie civile, 8 jours après le conflit, le sieur Faty a été déféré au parquet pour coups et blessures volontaires et détention d’arme sans autorisation administrative. Lors de son audition à la police, Amady Faty a reconnu et expliqué clairement les faits dans les moindres détails. Mais, hier, devant le tribunal de grande instance de Dakar statuant en matière de flagrants délit où il a été attrait, il a été d’une mauvaise foi manifeste. Dans ses déclarations, cet homme âgé de 34 ans, de taille moyenne, un peu robuste, a soutenu que la victime, qui a l’habitude de venir dans son verger, lui a volé son portable et son pantalon. Persistant, Mamady Faty a affirmé que Ndiaga Dione s’est blessé avec le coupe-coupe lors de leurs tiraillements. Par ailleurs, le plaignant a balayé d’un revers de main les contestations de son bourreau.
De très petite taille, frêle comme un roseau, la main gauche bandée, Ndiaga Dione a eu du mal à tenir sur ses jambes et s’est assis sur l’un des sièges réservés aux avocats pour répondu au juge. Prié de se lever et de faire un effort, il a raconté que son antagoniste l’a injurié avant de lui donner un coup de coupe-coupe, qu’il a paré avec le bâton qu’il tenait. Malheureusement, dit-il, ce sont ses 4 doigts qui ont été violemment sectionnés. A sa suite, son avocat Me Ousseynou Ngom, qui a réclamé la somme de 5 millions à titre de dommages et intérêts, a estimé que le prévenu aurait dû être attrait en chambre criminelle. «Il a tenté de le séquestrer vainement.
C'est là qu'il est allé chercher son coupe-coupe en lui tailladant la main. Il y a préméditation, parce qu’il a tenté de le tuer et s’il n’avait pas eu le réflexe de parer le coup avec le bâton, il allait mourir. Il y a une lésion anatomique, associée à une rupture des phalanges. Ses 4 doigts tiennent à peine et il pourrait être infirme. Vous avez en face de vous un prévenu qui ne s'amende pas», a dit l’avocat très remonté. Dans la même foulée, la parquetière a argué que les faits sont constants et a sollicité la peine de 6 mois d'emprisonnement ferme à l’encontre de Mamady Faty.
Pour sa part, Me Mamadou Ciss de la défense a attesté que le coupe-coupe fait partie de l'arsenal de travail du jardinier. Et sur ce, il a demandé une application bienveillante de la loi pour son client, vu que la partie civile ne s'est pas limitée à chasser les chèvres, mais a aussi subtilisé les biens du prévenu. C'est la raison pour laquelle il a été retrouvé dans la chambre du mis en cause, assure-t-il. Au terme des plaidoiries, l’affaire est mise en délibéré pour le 15 mars 2018.
 
Fatou D.DIONE (Stagiaire)
 

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