Alors que l’ancien président du groupe parlementaire libéral a été convoqué à la police (Sûreté urbaine de Dakar) après des propos qu’il a tenus lors de l’émission «Faram Facce» diffusée mercredi dernier, 13 ancien présidents de Groupe parlementaire de l'Assemblée nationale du Sénégal et l’actuelle présidente du groupe parlementaire de l’opposition Aïssata Tall Sall ont signé une Déclaration de soutien au président Doudou Wade.
Doudou Wade pourrait être face aux enquêteurs de la Sûreté Urbaine suite aux propos tenus lors de l’émission «Faram Facce», diffusée mercredi dernier sur la Tfm. Si certains disent qu’il a fait faux bond, d’autres jurent qu’il n’a pas encore été convoqué d’autant qu’il n’a pas été possible de le joindre depuis lors. Mais, alors que l’étau se resserre, le responsable de Sopi Sénégal peut bien compter sur le soutien de quatorze personnalités politiques qui l’ont précédé ou lui ont succédé au poste qui l’a rendu célèbre.
En effet, dans un texte publié hier sous le titre «Déclaration de soutien au président Doudou Wade», 13 anciens présidents de Groupe parlementaire de l'Assemblée nationale du Sénégal et l’actuelle présidente du groupe parlementaire de l’opposition, Aïssata Tall Sall, ont marqué leur soutien au Président Doudou Wade. «Nous, anciens présidents de Groupe parlementaire à l'Assemblée nationale du Sénégal, avons pris connaissance avec une vive préoccupation des informations relatives à des poursuites judiciaires engagées à l'encontre de Doudou Wade, ancien président de Groupe parlementaire et du journaliste, animateur de Faram Facce, Pape Ngagne Ndiaye, à la suite de propos tenus dans le cadre d'une émission télévisée», note la déclaration signée entre autres par Abdourahim Agne, Ousmane Ngom, Bocar Sidik Kane ou encore Babacar Gaye.
Poursuivant, ils ajoutent : «sans préjuger du travail de la Justice, nous tenons à rappeler que la liberté d'expression, le droit à la critique et le débat démocratique constituent des fondements essentiels de l'État de droit». «Ils sont garantis par la Constitution de la République du Sénégal et consacrés par les engagements internationaux librement souscrits par notre pays», précisent Abdou Fall, Moustapha Diakhaté, Me Elhadji Oumar Youm, Aymérou Gningue ou encore Mamadou Lamine Thiam.
Avant d’ajouter que dans un contexte national marqué par une inquiétude croissante des journalistes, des responsables politiques et des leaders d'opinion face aux risques de judiciarisation de la parole critique, nous estimons qu'il est de notre responsabilité collective de tirer la sonnette d'alarme. «Les opinions exprimées dans l'espace public, lorsqu'elles relèvent de l'analyse politique, du commentaire ou de la critique de l'action gouvernementale, ne sauraient être criminalisées sans porter atteinte au pluralisme démocratique et à la vitalité du débat public. À ce titre, nous exprimons notre soutien fraternel, solidaire et républicain à Doudou Wade, collègue et ancien responsable parlementaire, et réaffirmons notre attachement indéfectible au respect des libertés publiques et des principes démocratiques», souligne encore la déclaration des anciens présidents de Groupe parlementaire de l'Assemblée nationale du Sénégal.
Pour finir, Serigne Cheikh Bara Doly Mbacké, Aissatou Koulibaly, Modou Diagne Fada, Abdou Mbow et Me Aïssata Tall Sall appellent les autorités compétentes à la retenue et au sens de l'État, afin de préserver un climat d'apaisement, de confiance et de dialogue, indispensable à la cohésion nationale et à la stabilité institutionnelle.
Sidy Djimby NDAO












