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CONSEIL NATIONAL DE LA CONSOMMATION : Débats houleux entre opérateurs économiques, importateurs, industriels et associations de consommateurs



CONSEIL NATIONAL DE LA CONSOMMATION : Débats houleux entre opérateurs économiques, importateurs, industriels et associations de consommateurs

 
 
 
 
 
 
Lors de la réunion du Conseil national de la consommation, les opérateurs économiques, les importateurs, les industriels et les associations de consommateurs ont donné leurs avis sur la baisse des prix des produits de grande consommation. Si certains sont en phase avec le ministre du Commerce et de l’industrie, d’autres, par contre, ont déploré un manque à gagner suite à cette mesure de baisse.
 
 
Parfois, ce sont les opérateurs économiques et les industriels ou encore les consommateurs et commerçants qui n’émettent pas sur la même longueur d’onde. S’agissant du sucre, Aziz Ndiaye estime que les cours mondiaux sont sont très favorables pour l’importation. Selon l’opérateur économique, le ministre du Commerce a décidé de rencontrer les responsables de la Css, mais s’ils étaient venus à la rencontre, ils auraient pu convenir d’un prix plus abordable pour les consommateurs. Non sans inviter le ministre à délivrer les autorisations d’importer aux vrais acteurs du secteur pour une baisse effective du prix du sucre. En effet, même s’il est d’avis que les industriels doivent être protégés, il ne comprend pas que le prix de l’importateur revienne moins cher que celui des industriels. Ce qui lui fait dire que la structure des prix doit être revue pour accompagner les consommateurs.
 
La Css pour 625 le kg de sucre
 
Suite à cette charge, la réponse du Directeur général de la Css ne s’est pas fait attendre. «J’ai entendu qu’importer du sucre revient moins cher que le sucre de la Css, c’est tout à fait vrai parce que les cours mondiaux actuels du sucre sont très bas. Mais qu’en sera-t-il quand les cours mondiaux sont très hauts ? Qu’en sera-t-il les années à venir avec les changements climatiques, les productions du Brésil ?», s’interroge le Dg de la Css, disposé à soutenir le gouvernement dans sa volonté de souveraineté alimentaire, d’avoir la production sur le plan national, de développement des emplois et de lutter contre la précarité. Cependant, il rappelle au gouvernement la proposition de fixer le prix du kg de sucre à 625 francs qui, dit-il, est un prix tenable pour l’industrie, contrairement à la baisse de 600 francs retenue par le ministre qui, indique-t-il, n’est pas tenable. Poursuivant, il rappelle que le prix du sucre homologué en 2023 au Sénégal comparé aux prix pratiqués dans la sous-région faisait que la production nationale destinée à la consommation fuitait vers les pays voisins qui avaient des prix homologués plus intéressants. Il est clair que si cette proposition de 600 francs est entérinée, les mêmes causes, dit-il, produiront les mêmes effets. «Nous aurions la fuite du sucre de la production nationale vers les pays voisins», se désole de constater le patron de la Css.
Pire, cette situation, ajoute le Dg, annihilerait la rentabilité de la production nationale de la Css, surtout ses moyens de développement, ses moyens de financement pour développer son projet de développement. «Nous avons un programme qui vise à atteindre l’autosuffisance nationale en sucre à l’horizon 2030 avec 220.000 tonnes de production avec la création de 1500 emplois en plus des 8000 emplois que nous avons», martèle le Directeur de la Css qui n’a pas manqué d’interpeller le ministre sur les mesures du gouvernement pour accompagner le fleuron du sucre dans son programme de développement.
 
On ne peut pas nous imposer de vendre à perte 
 
Pour sa part, Aliou Ba, qui représente les détaillants, estime que le redressement tant chanté par le nouveau gouvernement devrait commencer au sein du Conseil national de la consommation. A l’en croire, contrairement à une réunion de propositions sur les mesures de baisse en vue de trouver un consensus fort, le ministre est arrivé avec de mesures de baisse «prêts à porter». Poursuivant, il se désole de constater que les détaillants soient stigmatisés et considérés comme ceux qui sucent les ménages. Un cliché loin de refléter la réalité. A l’en croire, les frais du détaillant doivent être intégrés avant de fixer les nouveaux prix. «On ne peut pas nous imposer de vendre à perte», s’indigne le boutiquier.
 
Revoir la politique économique
 
L’importateur de riz, Moustapha Tall n’encourage pas les subventions pour baisser les prix. «Ce n’est pas la faute du commerçant si les prix sont chers. Mais, nous n’encourageons pas non plus que l’Etat injecte des milliards pour subventionner les prix. Depuis des années, les prix sont subventionnés sans aucun résultat tangible. Il faudrait changer de paradigme. Il est temps de régler ce problème de façon structurelle en repensant notre économie», préconise Moustapha Tall. En effet, contrairement aux multinationales qui importent le riz, le secteur, dit-il, doit être confié à des nationaux. C’est ce qui se passe, dit-il, dans le sucre avec le monopole de la Css qui est à l’origine de cette hausse. La Css fixe le prix du sucre selon le prix de revient et l’Etat ne connaît pas ce prix. Ce qui lui fait dire que l’Etat doit libéraliser le secteur. L’Etat doit superviser le prix de la canne. «Si ce n’est pas rentable, il doit ouvrir le marché de l’importation du sucre comme la Gambie ou le Mali», propose-t-il. Par ailleurs, il s’est félicité des nouveaux prix, seulement il se désole de constater que la charrue a été mise devant les bœufs.
 
Les boulangers déplorent une ponction de 2000 francs sur leurs bénéfices
 
L’un des représentants des boulangers du Sénégal, Amadou Mbaye du Fnbs, déplore le bénéfice de 4000 francs à la place des 6000 francs proposés, ce qui entraîne, dit-il, une perte de 160 millions par jour. Il appelle ainsi l’Etat à accompagner le secteur au risque d’assister à la fermeture de beaucoup de boulangeries. A l’en croire, le pain est un produit social et doit être hors Tva. La coordonnatrice des femmes entreprenantes, Ani Diouf s’est félicitée de la baisse des prix qui est un soulagement pour les ménages. Elle préconise des centrales d’achats et des boutiques témoins gérés par des femmes car le commerce de détail porte beaucoup de préjudice aux femmes dans les quartiers. 
 
M. CISS
 
 
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