Le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement du territoire a présidé, hier, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, un atelier scientifique de haut niveau dédié à la validation méthodologique de deux instruments inédits d’analyse spatiale. Il s’agit de l'Indice composite de dynamique territoriale (Icdt) et de l'Indice composite de viabilité territoriale (Icvt).
L'atelier de validation scientifique de l'Indice composite de la dynamique territoriale (Icdt) et de l’indice composite de la viabilité territoriale (Icvt), présidé par le ministre Balla Moussa Fofana, a enregistré la présence du recteur de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Alioune Badara Kandji et des acteurs des collectivités territoriales, des membres de la communauté d'experts internationaux, des économètres, chercheurs, étudiants, entre autres parties prenantes. Dans son allocution, le ministre de l’Urbanisme est revenu sur l’importance de doter l'action publique d'outils scientifiques capables d'éclairer les décisions et de renforcer l'efficacité des interventions territoriales. « Dans un contexte marqué par les transformations profondes de notre organisation territoriale, il est impératif de disposer d'outils capables de nous éclairer, de structurer nos choix et de renforcer l'efficacité de nos interventions. C'est précisément le sens des indices que nous avons soumis à votre appréciation », a d’emblée déclaré le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l'Aménagement du territoire, persuadé de la nécessité de disposer d’instruments d’analyse adaptés pour une meilleure structuration des choix publics. C’est dans ce cadre que s’inscrivent, dit-il, ces indices soumis à validation. « Grâce à l'Indice composite de dynamique territoriale (Icdt), nous cherchons à saisir les dynamiques à l’œuvre dans nos espaces, les trajectoires de croissance, les facteurs de blocage, les leviers de transformation. Avec l'Indice composite de viabilité territoriale (Icvt), nous évaluons la capacité des communes à fonctionner durablement, à assurer leurs missions et à répondre aux attentes des populations », explique Balla Moussa Fofana, qui fait remarquer que ces deux outils complémentaires vont offrir une lecture intégrée, cohérente et stratégique de notre territoire. Seulement, il n’a pas manqué de préciser que la valeur de ces instruments repose sur une exigence fondamentale : la robustesse technique et scientifique.
Faire en sorte que ces indices ne restent pas des instruments théoriques
Poursuivant, le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire est revenu sur une autre dimension de ces instruments tout aussi essentielle. Il s’agit, dit-il, de l’opérationnalisation. « Nous devons désormais finaliser les ajustements méthodologiques issus de vos recommandations, stabiliser les outils et préparer leur intégration dans le processus de planification et de décision. Le véritable enjeu est là. Faire en sorte que ces indices ne restent pas des instruments théoriques, mais deviennent des outils concrets utilisés au quotidien », indique le ministre Balla Moussa Fofana. Ce qui lui fait dire que plusieurs défis se posent dont celui de l’appropriation. A cet effet, il est d’avis que ces outils sont une nécessité pour les acteurs territoriaux, les collectivités, l’administration et les décideurs qui doivent s’en emparer. Sy ajoute, dit-il, la disponibilité et la fiabilité des données, ainsi que la mise en place d'une gouvernance fondée sur une coordination renforcée et un partage transparent des résultats. Selon le ministre de l’Urbanisme, il ne s’agit pas seulement d'introduire de nouveaux outils, mais de transformer notre manière de faire. Ce qui passe, dit-il, par une transition d’une logique intuitive à une approche analytique ; d’une action réactive à une action anticipative. Au terme de cette démarche, ces indices, martèle le ministre, pourront contribuer à orienter les investissements publics, renforcer la cohérence des politiques territoriales, améliorer l’efficacité de la décentralisation et promouvoir un meilleur équilibre entre les territoires. Cela participe également à la construction d’un système territorial plus équilibré, plus viable et plus inclusif.
M. CISS













