Pour avoir mis à feu nuitamment à leur appartement, Boubacar Sylla a été reconnu coupable du délit de mise en danger de la vie d'autrui, après avoir été relaxé pour incendie volontaire et destruction de biens appartenant à autrui. Il a été condamné hier à 3 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Dakar alors qu'il a fait 2 ans en détention provisoire.
L'irréparable a failli se produire dans la maison des Sylla aux Parcelles Assainies. Un des membres, en l'occurrence Boubacar Sylla, a nuitamment mis le feu à l'appartement qu'il partageait avec sa famille. Heureusement, le pire a été évité de justesse grâce à l'intervention de sa sœur aînée. Qui, d'ailleurs, a porté plainte contre lui pour des faits d'incendie volontaire, destruction de biens appartenant à autrui et mise en danger de la vie d'autrui. C’était en 2024. Si l'on s'en tient à la déposition de sa grande-sœur devant le tribunal correctionnel de Dakar, hier, Boubacar Sylla était en état d'ébriété la nuit des faits. Étant sous le coup de l'alcool, il a commencé à les provoquer avant d'atterrir dans sa chambre où il s’est mis à fumer. Hélas, il a mis le feu à son matelas. Sommé de quitter les lieux par sa sœur, le prévenu a catégoriquement refusé. Chose qui a poussé celle-ci à se rendre au commissariat des Parcelles Assainies pour déposer une plainte contre lui avant qu'il ne soit arrêté.
Sa sœur porte plainte puis se désiste
À la barre du tribunal, sa sœur a expliqué qu'aucun bagage n'a été endommagé par l'incendie à part la peinture noircie par les flammes. "Mon père, ma petite-sœur et moi étions dans la maison cette nuit-là. Je croyais qu'il avait brûlé l'appartement volontairement. Mais, c'est au cours de nos échanges lors de sa détention provisoire que j'ai su qu'il ne l'avait pas fait exprès. Je précise qu'en 2024, 3 mois après son placement sous mandat de dépôt, j'ai déposé une lettre de désistement", a-t-elle expliqué. Ayant fait 2 ans de détention préventive, Boubacar Sylla a révélé devant le prétoire que l'incendie s'était tout simplement limité à un coin de l'appartement qu'il avait emménagé comme sa chambre. "J'avais déposé le mégot de la cigarette sur le cendrier et c'est ce qui a brûlé le matelas. Ce n'était pas volontaire. Je n'étais plus maître de mes actes et c'est ce qui m'a poussé à brûler la maison. J'étais sous le coup de l'alcool", a-t-il déclaré. Ce prévenu qui n'avait pas de conseil pour sa défense a été relaxé pour les délits d'incendie volontaire et de destruction de biens appartenant à autrui puis condamné à 3 mois d'emprisonnement ferme pour seulement l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui. Le tribunal a aussi donné acte à sa sœur qui s'est constituée partie civile et qui ne réclame pas de dédommagement
Fatou D. DIONE













