Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo fix le cap. Le nouveau Premier ministre a évoqué un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et l’action gouvernementale. Preuve qu’il sera l’opposé de son prédécesseur Ousmane Sonko, Ahmadou Al Aminou Lô se veut clair : la hiérarchie sera pleinement respectée. Je reconnais son autorité et tout le monde devra s’y conformer. Chacun doit savoir qui est en dessus et qui est en dessous. Le tout dans le respect scrupuleux. Je ferai tout ce qu’il me demandera dans la plus grande loyauté. Je lui obéirai au doigt et à l’œil»
Prenant la parole pour la première fois, il mesure la responsabilité du poste. «Je considère cette nouvelle charge comme un sacerdoce, sacerdoce qui a toujours été mon seul viatique, tiré d’une part de mon éducation familiale et de la devise ‘’Savoir pour mieux servir’’ du Prytanée militaire de Saint-Louis, qui m’ont formaté, et d’autre part de ma longue carrière professionnelle à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), de novembre 1985 à mars 2026», fait-il savoir. Sachant qu’il dirige un gouvernement de Mission, d’action et de résultat, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo annonce la couleur. «J’assurerai ma mission sur de nouvelles bases», fait-il savoir.
Toutefois, il a dégagé sa feuille de route dans le sens de l’orientation politique du chef de l’Etat. «Je démarrerai ma mission sur une bonne base, à savoir les réalisations du gouvernement sous les orientations du président de la République, notamment dans la déclinaison et la mise en œuvre de la vision Sénégal 2050, la reddition des comptes et divers autres domaines maintes fois rappelés en Conseil des ministres et lors des interventions solennelles du président de la République», fait-il savoir.
Changement de méthode
Le Premier ministre ne compte pas changer de politique. «Je rappelle que toutes les orientations de politique publique obéissent à un seul référentiel : l’Agenda Sénégal 2050, dont la vision est celle d’un Sénégal souverain, juste et prospère, ancré dans des valeurs fortes. La mise en œuvre de cet agenda s’appuie sur un nouveau paradigme : l’exigence d’avoir un impact à travers les axes prioritaires suivants : Résoudre les difficultés des Sénégalais ; Le ‘’jub, jubal, jubanti’’ dans toutes ses composantes, qu’elles soient sociales, territoriales ou liées à la gouvernance ; La souveraineté économique, géostratégique et culturelle», fait-il savoir. Et pour la réussite de ces orientations, il appelle à un sursaut patriotique pour faire sortir du gouffre dont ils ont hérité. «Il ne s’agit point d’un changement de cap dans les engagements de transformation systémique du Sénégal. C’est plutôt un changement de méthode dans la cohérence institutionnelle et l’action gouvernementale voulue par le chef de l’État, en veillant à la fidélité aux engagements du projet impulsé autour du programme Diomaye Président, avec comme socle le Pastef», précise-t-il.
Aussi, le banquier a tenu à assurer qu’il ne ménagera aucun effort pour mieux stabiliser les finances et le marché financier. «Je voudrais par ailleurs rassurer le secteur privé local, les partenaires techniques et financiers ainsi que les investisseurs étrangers : le Sénégal est un pays sûr et fiable et entend le rester», dit-il.
Le Pm de terminer : «j’accepte le poste avec humilité et détermination. L’intérêt du pays est au-dessus de tout. Je remercie le président de la République. Je ferai mon travail dans la plus grande loyauté. Je lui obéirai au doigt et à l’œil. S’il me demande de faire, je fais. S’il me demande de laisser tomber, je laisse tomber. Il est le dépositaire de la confiance des Sénégalais. Tant que le peuple lui fait confiance, on doit être à son service».
Fatou DIOP












