Le débat sur les 55 millions de dollars évoqués dans le dossier Yakaar-Teranga se poursuit. Après la sortie du Premier ministre lors de sa Déclaration de politique générale, le député et président de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, s’est invité dans la polémique. Dans une publication sur Facebook, il revient sur les déclarations d’Ahmadou Al Aminou Lô et s’interroge sur les raisons qui auraient conduit, selon lui, à une éventuelle perte de cette somme pour l’État du Sénégal.
Dans une publication sur sa page Facebook, Thierno Alassane Sall revient sur les déclarations du Premier ministre et estime que celles-ci mettent directement en cause les anciens responsables en charge du dossier. «Le PM actuel accuse son prédécesseur d’incompétence ou de malhonnêteté », écrit, d’emblée, le président de la République des Valeurs.
Selon lui, le chef du gouvernement aurait laissé entendre, lors de la Dpg, que le Sénégal avait perdu une possibilité de récupérer 55 millions de dollars à la suite du retrait du permis de Yakaar-Teranga.
Les anciens responsables directement visés
Thierno Alassane Sall de ointer Ousmane Sonko et Birame Souleye Diop du doigt. «Le Pm actuel fait directement allusion à l’ancienne équipe, ciblant l’ex-ministre du Pétrole et l’ex-Pm», écrit-il.
Pour le député, les déclarations du chef du gouvernement sous-entendent ainsi que les décisions prises à l’époque auraient privé le Sénégal d’une somme importante.
Le débat porte notamment sur le calendrier du retrait du permis et sur les obligations qui pesaient sur Kosmos Energy dans le cadre du développement de Yakaar-Teranga. Selon la présentation faite par le Premier ministre, attendre quelques mois supplémentaires aurait permis à l’État de faire valoir des pénalités liées à la non-exécution de certaines obligations.
«Par incompétence ou délibérément ?»
Au-delà de la question du montant, Thierno Alassane Sall s’interroge surtout sur les raisons de cette éventuelle perte pour l’État.
Le président de la République des Valeurs pose ainsi l’hypothèse d’une erreur d’appréciation ou d’une décision délibérée. Il demande également, dans ce dernier cas, quelles auraient pu être les éventuelles contreparties. « Par incompétence ou délibérément ? Et dans ce cas, contre quelles contreparties ? », questionne-t-il.
Sidy Djimby NDAO












