Alors que l’année 2026 vient à peine de commencer, la route migratoire de l’Atlantique continue de faire des victimes. En l’espace de quatre jours, plusieurs pirogues parties de Gambie ont atteint l’île espagnole d’El Hierro, illustrant l’intensification d’un exode marqué par les naufrages et les disparitions en mer.
Une nouvelle pirogue transportant 283 migrants a accosté ce vendredi 2 janvier 2026 au port de La Restinga, sur l’île d’El Hierro, aux Canaries. Partie de l’île de Barra, en Gambie, l’embarcation transportait 213 hommes, 42 femmes et 28 mineurs.
Après six jours de traversée en mer, les passagers ont été secourus à 10h59 par le navire de sauvetage Salvamar Navia, avant d’être pris en charge par les services compétents à leur arrivée. Les migrants sont de nationalités gambienne, guinéenne, malienne, ivoirienne et sénégalaise.
Cette arrivée s’inscrit dans une dynamique préoccupante. Selon les données disponibles, trois pirogues ont atteint El Hierro en seulement quatre jours, entre le 30 décembre 2025 et les 1er et 2 janvier 2026, transportant au total 607 migrants, toutes parties de Gambie.
À peine entamée, l’année 2026 compte déjà 427 arrivées à El Hierro. Dans le même temps, les naufrages et les disparitions se multiplient le long de cette route maritime parmi les plus dangereuses au monde.
En ce début d’année, l’exode semble gicler depuis la Gambie, poussant des centaines de personnes à risquer leur vie sur l’océan Atlantique, dans l’espoir d’un avenir meilleur.
Khadidjatou D. GAYE











