En tournée économique de deux jours à Tambacounda, le président Diomaye Faye, a donné une nouvelle impulsion à deux projets structurants majeurs, la relance du chemin de fer Dakar–Tambacounda et la construction de l’Université du Sénégal oriental. Deux leviers stratégiques au service du désenclavement, de l’emploi et de la transformation durable de l’économie nationale.
Tambacounda s’impose désormais comme l’un des épicentres de la vision de transformation portée par le Président Bassirou Diomaye Faye. «La relance de l’activité ferroviaire à partir de Tambacounda est une priorité absolue», a martelé le président de la République. Pour Bassirou Diomaye Faye, le rail constitue un outil stratégique de désenclavement territorial et d’intégration économique.
Au cœur de cette ambition figure «la construction d’une nouvelle ligne ferroviaire à écartement standard reliant Dakar à Tambacounda. Long de 464 kilomètres, ce tronçon représente un investissement prévisionnel colossal estimé à 1500 milliards de francs Cfa. Il constitue la première pierre d’un réseau ferroviaire moderne qui, à terme, devrait atteindre près de 2000 kilomètres à l’échelle nationale» renchérit le président de la République. Selon le chef de l’État, cette infrastructure est pensée comme un projet structurant à plusieurs dimensions. «Elle devra permettre le transport de fret et de voyageurs, tout en soutenant le développement des chaînes logistiques, notamment à travers le projet de port sec prévu dans la zone de Tambacounda».
En attendant la livraison de cette nouvelle ligne, l’État a engagé une vaste opération de réhabilitation du réseau ferroviaire existant afin d’assurer la continuité du trafic. Cette phase transitoire «a déjà mobilisé 27 milliards de francs Cfa, avec un budget additionnel de 19,2 milliards attendu pour finaliser les travaux en cours. Avec 27 milliards, nous avons déjà réussi quelque chose de totalement merveilleux en termes de relance de l’activité ferroviaire», a souligné le Président Faye, insistant sur le caractère catalytique de ce projet pour l’économie nationale.
Pour le chef de l’État, la relance du rail dépasse la simple question du transport. «Elle est conçue comme un levier d’emplois durables, de valorisation des territoires et de renforcement de l’expertise nationale». La modernisation ferroviaire devrait, souligne-t-il, stimuler l’activité économique locale, faciliter l’écoulement des productions agricoles et minières, et renforcer l’intégration territoriale.
L’Université du Sénégal oriental, pilier du développement régional
Autre temps fort de la tournée présidentielle, la visite du chantier de l’Université du Sénégal oriental. Prévue pour être livrée avant la rentrée universitaire d’octobre 2026, cette infrastructure est appelée à jouer un rôle stratégique dans le maillage universitaire national, en particulier pour le sud-est du pays. Diomaye Faye s’est félicité de l’orientation académique envisagée, saluant la connexion entre les formations futures et les potentialités minières et géologiques de la région. «Je me réjouis de voir se dessiner cette articulation entre la formation théorique et la pratique, notamment à travers les incubateurs prévus», a-t-il déclaré, soulignant l’importance de former des compétences adaptées aux réalités locales.
Pour le chef de l’État, l’Université du Sénégal oriental devra être bien plus qu’un simple établissement d’enseignement supérieur. Elle est conçue comme un moteur d’innovation, de recherche appliquée et d’entrepreneuriat, capable de soutenir la valorisation des ressources naturelles et de stimuler l’économie régionale.
Baye Modou SARR












