Après qu'ils ont été jugés le 25 février 2026 devant le tribunal correctionnel de Dakar, l'actuel maire de Rufisque, Oumar Cissé et son directeur des Services techniques, Lamine Niass, ont été finalement fixés sur leur sort. Ainsi, en rendant son verdict hier, mercredi, 11 mars, le juge correctionnel a purement et simplement relaxé ces prévenus qui étaient poursuivis pour vol, dégradation de biens appartenant à autrui, dommage à la propriété d'autrui et complicité de ces délits. Par conséquent, la famille Bichara représentée par Ousmane Diop a purement et simplement été déboutée de sa demande en réparation de 20 millions de F Cfa. Cette requête avait été faite par le biais de son avocat, Me Abdou Dialy Kane. Le procureur avait quant à lui requis l'application de la loi pénale.
À l'origine dans cette affaire, c'est un terrain de 5433 m2 qui opposait les parties. Les héritiers Bichara en leur qualité de partie civile, avaient indiqué que ladite parcelle qui a été occupée par des tabliers et d'autres commerçants leur appartenait. Mais, disent-ils, lorsque les déguerpissements ont été faits par le maire et son équipe municipale, ils ont par la suite exposé du matériel aux fins de sécuriser le site. Mais, les agents municipaux avaient non seulement détruit ledit matériel, mais avaient volé une autre partie. À cet effet, ils avaient accusé le maire comme étant la personne ayant ordonné ces destructions. Et pour ce qui est de son collaborateur, Lamine Niass, il serait d'après les héritiers, la personne qui aurait détruit avec un tracteur les biens qui étaient sur les lieux. Cette thèse a été battue en brèche par l’édile, son agent et leur avocat, Me Mouhamadou Moustapha Dieng. La robe noire avait demandé au tribunal de débouter les héritiers Bichara de toutes leurs demandes. Car, il estimait que ses clients sont "totalement innocents" parce que la partie adverse était dans l'incapacité de prouver le vol qu'il allègue dans la citation directe servie à ses clients. Le conseil avait même précisé que la partie civile, qui se plaignait de n'avoir pas pu entrer en possession de sa parcelle, avait fini par la clôturer.
FDD












