Le projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal fera l’objet de débats en plénière à l’Assemblée nationale mercredi prochain. Le Mouvement des Domou Daara Patriotes (Moddap) a ainsi décidé d’organiser une marche pacifique pour apporter son soutien au Premier ministre. Les ministres Khady Diène Gaye et Amadou Ba, des directeurs généraux ainsi que beaucoup de députés de la mouvance ont pris part à la manifestation.
Le Mouvement des Domou Daara Patriotes (Moddap) a organisé, hier vendredi, une marche de soutien au projet de loi pour le durcissement des sanctions contre l’homosexualité, présenté par le gouvernement du Sénégal. Le Modap dit suivre avec une grande considération la démarche souveraine engagée par le gouvernement du Sénégal sous la conduite du Premier ministre Ousmane Sonko. «Nous saluons ce processus législatif conduit par le gouvernement du Sénégal et estimons qu’il ne s’agit pas d’un simple texte juridique, mais d’un engagement national traduisant la volonté d’un peuple attaché à son identité, à sa souveraineté et à ses valeurs fondamentales», déclare le porte-parole désigné, Mansour Ndiaye.
Oustaz Mbacké Sylla : «Sonko pouvait bien se dire qu’il n’est pas encore Président…»
Le représentant du mouvement patriotique «Domou Jangou bi» d’abonder dans le même sens : «notre religion est contre l’homosexualité. Cette marche, c’est pour condamner l’homosexualité, mais aussi apporter notre soutien au Premier ministre Ousmane Sonko», soutient-il en saluant la constance de ce dernier dans son combat contre l’homosexualité.
Oustaz Mbacké Sylla, qui a livré le message du mouvement And Samm Jikko Yi, magnifie, lui aussi, la position de Ousmane Sonko. «Quand nous demandions la criminalisation de l’homosexualité sous l’ancien régime, Ousmane Sonko avait porté le combat avec nous. Aujourd’hui, il réaffirme son engagement à travers ce projet de loi. On reconnaît les valeureux hommes à travers leur constance. Il pouvait simplement dire qu’il n’est pas encore le président de la République», renseigne le conseiller technique aux affaires religieuses de El Malick Ndiaye.
Amadou Ba : «Il y a des ambassades qui avaient sponsorisé une étude qui ne disait pas son nom, nous l’avions interdite»
Amadou Ba, ancien président de la Commission des lois et actuel ministre de la Culture, a aussi pris la parole pour faire une révélation : «quand And Samm Jikko Yi a apporté leur proposition de loi pour la criminalisation de l’homosexualité, ils nous ont fait savoir que des experts en droit leur ont assuré que la criminalisation n’était pas le meilleur moyen. Cela pourrait prendre du temps à cause des problèmes de procédure», fait-il savoir, avant de saluer la posture du Premier ministre qui a décidé d’endosser le texte : «il pouvait bien se cacher derrière les députés et faire porter l’Assemblée nationale le texte, mais il a préféré le porter, parce que c’était une promesse de campagne qu’il fallait respecter. C’est une posture à saluer puisque personne n’a osé jusqu’ici aborder le sujet de l’homosexualité en conseil des ministres», déclare Amadou Ba, qui souligne les innovations dans la nouvelle loi qui sera présentée aux députés mercredi prochain en plénière.
A en croire Amadou Ba, la criminalisation, c’était un terme générique qui pourrait créer plus de problèmes qu’il n’en règle. Donc, pour une efficacité de la loi, il fallait durcir les peines. «Dans ce pays, il ne sera plus permis d’appeler à des congrès déguisés pour promouvoir l’homosexualité. Il y a des ambassades qui avaient sponsorisé une étude qui ne disait pas son nom, nous l’avions simplement interdite ; donc dire que ce gouvernement veut reculer face au combat contre l’homosexualité est une belle farce».
Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef, explique que l’objectif visé quand ils ont promis à And Samm Jikko Yi de travailler sur leur texte, c’était d’avoir de l’efficacité, de l’effectivité et de l’efficience. «Nous avons créé un groupe de travail pour l’occasion, mais le Premier ministre Ousmane Sonko a voulu prendre la responsabilité pour respecter son engagement moral devant le peuple Sénégalais», déclare M. Daffé qui appelle toute l’opposition parlementaire à voter ledit projet de loi.
Waly Diouf Bodiang : «il faudra surveiller les opposants qui vont refuser de voter cette loi»
Surnommé le bouclier de Ousmane Sonko, le Directeur général du Port de Dakar fait noter que ceux qui gouvernaient ce pays depuis plus de 60 ans n’ont jamais rien tenté pour combattre l’homosexualité, ce sont ceux qui critiquent aujourd’hui l’initiative de Ousmane Sonko. «Il faudra surveiller les opposants qui vont refuser de voter cette loi. En tout cas, Pastef est resté constant à travers son président Ousmane Sonko. Ce pays va changer sur tous les plans», assure Waly Diouf Bodiang .
Cheikh Bara Ndiaye : «le pire fléau d’une nation, c’est un dirigeant qui se dédie avec aisance sans remords ni scrupule»
Imam Dramé et Cheikh Bara Ndiaye ont profité de la tribune pour lancer des piques aux détracteurs de Ousmane Sonko, tout en lui assurant le soutien effectif du Modap pour faire face à tous ceux qui se dresseront sur son chemin. «Toutes les personnalités qui ont eu l’ambition de changer ce pays ont subi des complots et ont été éliminés, Ousmane Sonko n’en fera pas partie. Nous le protègerons contre tous à n’importe quel prix», s’est exclamé Imam Dramé, qui intervenait après Cheikh Bara Ndiaye. « Ousmane Sonko a montré aux Sénégalais encore une fois qu’il est digne de confiance. Le pire fléau d’une nation, c’est un dirigeant qui se dédie avec aisance sans remords ni scrupule. Heureusement que nous avons Ousmane Sonko», a dit ce dernier.
Nd. Kh. D. F












