Après un face-à-face devant la 2ème chambre du tribunal correctionnel de Dakar, le 25 juin 2026, la procédure initiée par la jet-setteuse Awa Baldé contre le promoteur de lutte Aziz Ndiaye a été annulée, hier, jeudi 23 juillet, par la même juridiction pour cause de prescription des faits. Les deux protagonistes vont désormais s'affronter devant le juge d'appel. Du moins, c'est ce qu'a annoncé l'un des avocats de la partie civile contacté par "Les Échos". La robe noire a révélé qu'il va interjeter appel de cette décision de justice défavorable à sa cliente.
Puisque les faits ont eu lieu en 2018, Awa Baldé a attendu 8 ans pour porter l'affaire devant les juridictions. Et le tribunal, jugeant que les faits sont ainsi prescrits, a abandonné les poursuites en déclarant bien fondé l'exception qui a été soulevée par les avocats du promoteur concernant la prescription. Dans ce dossier, il faut en effet rappeler que Awa Baldé poursuivait l'homme d'affaires pour des faits d'escroquerie portant sur un terrain de 7000 mètres carrés. Pour revenir aux faits, ils datent de 2018. À cette époque, la plaignante a expliqué avoir cédé à Aziz Ndiaye ledit terrain de 7000 mètres carrés qui se trouve à Ngaparou. Mais, il était convenu, selon la partie civile, que l'homme d'affaires devait à son tour lui remettre une somme de 120 millions de F Cfa, en plus d'une villa clé en main construite sur le terrain litigieux. Quand le marché a été conclu, selon elle, Aziz Ndiaye lui avait dit qu'il ne pouvait pas déclarer ce montant devant le notaire, parce qu'il ne pouvait pas supporter les frais supplémentaires élevés. À cet effet, sur demande d'Aziz Ndiaye, ils étaient tous les deux d'accord pour ne pas déclarer les montants puis elle a accepté aussi de recevoir le montant de 50 millions de F Cfa. Mais, après qu'il a signé les documents devant le notaire, elle n'arrivait plus à joindre Élimane Lam et Aziz Ndiaye à qui elle avait vendu. Aziz Ndiaye, d'après elle, lui avait dit ne rien rester lui devoir comme argent, alors qu'il lui avait versé un acompte de 25 millions. Rien que pour la clôture du terrain où il y avait des pieds de manguiers, un poulailler et un puits, elle avait investi 30 millions de F Cfa. À son tour, le promoteur de lutte, interrogé, le jour de l'audience, avait soutenu s'être acquitté du paiement des 50 millions qui constituait le prix du terrain. Il avait d'ailleurs révélé avoir lui-même payé les frais de mutation. "Le terrain a été acheté à 11 millions en 2011 et elle me l'a vendu en 2018 à 50 millions. C'était tout simplement un champ avec un poulailler dedans. Elle a inventé les déclarations selon lesquelles on avait convenu de la somme de 120 millions et d'une villa. J'ai eu écho de ces 120 millions lorsqu'elle a porté plainte contre moi devant le Pool judiciaire financier et l'affaire a été classée sans suite", avait-il argué. Il avait même demandé au moment du procès la somme de 10 millions pour abus de procédure là où Awa Baldé, par le biais de ses avocats Mes Bachir Lo, Ousseynou Ngom et Ramatoulaye Ba, avait réclamé 200 millions de dommages et intérêts.
FDD













