Alors que le gouvernement convoque une nouvelle réunion du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale, les syndicats du G7 haussent le ton. Ils dénoncent des ponctions salariales jugées injustifiées et annoncent leur intention de saisir les juridictions nationales et internationales.
Le climat social pourrait connaître une nouvelle zone de turbulences au Sénégal. Les syndicats regroupés au sein du G7 ont annoncé leur intention de déposer une plainte devant les instances nationales et internationales pour dénoncer des ponctions salariales qu’elles jugent injustifiées. Cette annonce intervient à la veille d’une réunion stratégique du Comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable. Selon une note de la Primature, la rencontre sera présidée aujourd’hui à 9h30 par le Premier ministre, Ousmane Sonko.
Cette réunion devrait rassembler les principaux acteurs du dialogue social autour de la table afin d’évaluer l’état des relations entre l’État, le patronat et les organisations de travailleurs, dans un contexte marqué par des tensions persistantes sur les conditions salariales et la gestion des revendications syndicales.
Les organisations patronales seront aussi représentées lors de cette rencontre. Parmi les chefs d’entreprise attendus figurent Baïdy Agne, président du Conseil national du patronat (Cnp), Adama Lam pour la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes)…
Du côté des travailleurs, plusieurs figures du mouvement syndical sont attendues. Il s’agit notamment de Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), de Yvette Keita Diop, secrétaire générale de l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), ainsi que de Cheikh Diop pour la Cnts/Fc et de Elimane Diouf, secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (Csa).
Un dialogue social sous surveillance
Cette rencontre du Pacte national de stabilité sociale intervient dans un contexte marqué par des crispations entre l’État et certaines organisations syndicales. Les syndicats du G7 estiment que les ponctions salariales opérées récemment constituent une atteinte aux droits des travailleurs et comptent porter l’affaire devant les juridictions compétentes, tant au niveau national qu’international. Dans ce contexte, la réunion présidée par le Premier ministre pourrait constituer un moment décisif pour tenter d’apaiser les tensions et relancer le dialogue entre les partenaires sociaux. L’objectif affiché par les autorités reste la consolidation d’un climat social stable, considéré comme un levier essentiel pour soutenir une croissance économique inclusive et durable.
Fatou DIOP












