À la veille du match amical face au Pérou, en conférence de presse, Pape Thiaw a livré une analyse complète, entre préparation, respect de l’adversaire et gestion de son groupe. Le sélectionneur des Lions a insisté sur l’importance de ce test pour continuer à construire. Il a fait face à la presse ce vendredi au stade de France.
Entre certitudes et zones d’expérimentation, Pape Thiaw donne le ton avant Sénégal – Pérou : un test grandeur nature pour affirmer le statut des Lions, gérer les absences et continuer à bâtir une équipe prête à répondre aux défis à venir.
« C’est un match sérieux et nous allons l’aborder sérieusement »
Pape Thiaw se veut rassurant : « concernant la préparation, on est là depuis lundi. On s’est bien entraîné et on prépare bien ce match. C’est un match sérieux et nous allons l’aborder sérieusement, en donnant du temps de jeu à certains joueurs. Tout le groupe est prêt pour faire un bon match. »
« On sait qu’on aura un match difficile »
Face au Pérou, le technicien sénégalais s’attend à une opposition relevée : « on sait qu’on aura un match difficile, face à une équipe du Pérou qui est techniquement forte et qui se regroupe très vite quand elle perd le ballon. On les a bien visionnés. Oui, notre dernière défaite, c’est face à une sélection sud-américaine, contre le Brésil, mais les matchs se suivent et ne se ressemblent pas. Le groupe a envie de démontrer qu’on est le Sénégal. »
« Iliman Ndiaye sera forfait pour les deux matchs »
Interrogé sur l’absence de Iliman Ndiaye, il confirme : « Iliman Ndiaye sera forfait pour les deux matchs. On préfère ne pas prendre de risques. On le laisse aux soins avec son club. Mais on est un groupe de 28, donc il y aura d’autres qui seront présents pour le remplacer. »
« On voit que notre public et vous, les journalistes, aimeriez voir des matchs Sénégal – Brésil… Le plus important, ce n’est pas l’adversaire »
Sur le choix du Pérou, Pape Thiaw remet les choses en perspective : « On suit un peu (ce qui se dit). On voit que notre public et vous, les journalistes, aimeriez voir des matchs Sénégal – Brésil… On comprend. Mais le plus important, dans les matchs amicaux, ce n’est pas l’adversaire. On sait que le Pérou est une bonne équipe, qui a montré de bonnes choses, même s’il n’est pas qualifié pour la Coupe du monde. Ils sont en train de bien se préparer, avec un nouveau coach brésilien (Mano Menezes).
On s’attend à jouer face à une équipe et un coach que nous ne connaissons pas. On a déjà étudié le Pérou, mais ça va changer, parce qu’il y a un autre entraîneur. C’est ça le charme des matchs amicaux. Il y aura des équations qu’on va essayer de résoudre sur le terrain. En tant qu’entraîneur, c’est une progression et pour les joueurs, il faudra essayer de régler certains problèmes. C’est bien pour l’équipe. »
« Tout le monde sait qu’on est champions d’Afrique »
Relancé sur le statut du Sénégal, il répond avec assurance : « Sommes-nous les champions d’Afrique d’après-vous ? (Oui, a répondu le journaliste péruvien). Merci beaucoup. On sait que le Pérou est une bonne équipe. Il y a eu un changement d’entraîneur donc cela veut dire qu’il y a un projet qui est mis en place. Le fait de ne pas s’être qualifié pour la Coupe du monde les a forcément touchés. Et on connaît l’ADN du Brésil (emmenée par l’entraîneur Mano Menezes), ça fait mal dans le monde du football. On va essayer de mettre les choses qu’on a l’habitude de mettre en place. »
« Les trophées se gagnent sur le rectangle vert »
Sur le verdict de la Caf, Pape Thiaw reste focalisé sur le terrain : « Je me disais que je n’allais pas répondre à cette question, parce que je suis focus sur mon travail. Tout le monde sait qu’on est champions d’Afrique. On va continuer à travailler pour aller chercher d’autres trophées. On est clairs dans notre tête : pour nous, les compétitions et les trophées se gagnent sur le rectangle vert, c’est ce qu’on fait et on est champions d’Afrique. La seule chose que je vais retenir, c’est un plaisir d’avoir ramené ce trophée dans mon pays. Ça m’a permis de découvrir le fin fond du Sénégal, en présentant le trophée partout. C’est un plaisir énorme. »
« L’équipe nationale, c’est une question de timing, Nous suivons attentivement Malang Sarr »
Enfin, sur le cas de Malang Sarr : « Comme je le dis souvent, l’équipe nationale, c’est une question de timing. Nous suivons attentivement Malang Sarr. Il est en train de faire des performances extraordinaires et nous espérons qu’il pourra continuer sur cette lancée. Il ne fait pas partie de ce rassemblement, mais on ne sait jamais. En tant que coach, je suis tout footballeur sénégalais capable de représenter la sélection. Le plus important, c’est d’avoir le sang sénégalais. Cela étant, qui dit choisir, dit éliminer. Qu’auriez-vous répondu si je vous demande qui éliminer pour le (Malang Sarr) convoquer ? »












