Après le sacre du Sénégal à la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans en Algérie, le président Macky Sall a octroyé une prime spéciale de 10 millions de francs Cfa à chaque joueur de l’équipe nationale, ainsi qu’au staff technique. Le coach Serigne Saliou Dia a, quant à lui, reçu le double.
C’est lors d’une cérémonie riche en couleurs et rythmes, avec les chants et danses du 12e Gaïnde et Allez Casa, mais surtout en la présence de tous les parents des joueurs, que Serigne Saliou Dia, ses joueurs et son staff technique ont été accueillis au palais de la République.
Vainqueurs de l’édition 2023 de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans, vendredi face au Maroc (2-1), les Lionceaux qui sont rentrés à Dakar dans la soirée de samedi ont été reçus ce dimanche matin au palais de la République par le chef de l’État.
Le président Macky Sall n’a pas lésiné sur les moyens pour récompenser les champions d’Afrique. À l’instar des champions d’Afrique des moins de 20 ans, il a remis à chaque membre de la délégation la somme de 10 millions de francs Cfa. «En vous recevant au palais de la République, j’ai voulu vous offrir en exemple à notre jeunesse dont vous devenez désormais une source d’inspiration dans la quête de l’excellence. Vous êtes entrés dans l’histoire. Vous avez honoré la nation sénégalaise. C’est pourquoi, pour vous dire merci, j’ai décidé de vous allouer, ainsi qu’à chacun des membres de la délégation de la Can, une prime de 10 millions de F Cfa», a-t-il déclaré.
Serigne Saliou Dia touche «le double» soit 20 millions
Le sélectionneur Serigne Saliou Dia qui vient d’offrir au football sénégalais sa première Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans à l’occasion de la Can, pour sa part, récupère la plus grosse part du gâteau. «Je voudrais remercier particulièrement, coach Serigne Saliou Dia, pour votre performance, votre coaching gagnant de la finale avec l’entrée de Mamadou Sawané, auteur du but victorieux, mais aussi et surtout pour vos qualités de meneur d'hommes. Parce que pour réussir en petites catégories, il faut être à la fois entraîneur et éducateur. C’est ce qui prépare les jeunes joueurs à développer leurs compétences sportives en alliant corps sain et esprit sain», estime le chef de l’État à l’occasion de la cérémonie de réception des Lionceaux, champions d’Afrique. Et de poursuivre : «l’entraîneur recevra quant à lui le double, soit 20 millions. Je vous félicite et vous encourage. Je vous exhorte surtout à rester concentrés sur vos objectifs futurs, avec la même détermination, et la même culture de la gagne. Je vous souhaite de devenir de grands professionnels dans les meilleurs championnats, et de monter en équipe nationale A pour plus de performances, plus de coupes, et bien sûr, plus de primes ! En attendant, la Coupe du monde U17 est devant vous. Nous vous faisons entièrement confiance pour représenter dignement la nation. Nous prions pour vous, et vous disons bonne chance».
Macky Sall raille Fallou Diouf : «le penalty était très bien tiré, mais on a frôlé la crise cardiaque»
Tout le Sénégal a retenu son souffle lorsque Fallou Diouf s’apprêtait à aller tirer le penalty obtenu à 10 minutes de la fin contre le Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des nations, alors que le Sénégal était mené d’un but. Mais, au final, le défenseur réussit son tir en prenant le gardien à contre-pied. Un fait qui a particulièrement marqué le chef de l’État. Et ce dernier, sur un ton ironique, est revenu sur cette séquence lors de la cérémonie de réception.
Le chef de l'État a demandé à voir le tireur. Tous les doigts étaient pointés sur le jeune et fougueux défenseur Fallou Diouf, avec un éclat de rire général. D’un ton ironique, Macky Sall lui dit : «félicitations, tu as marqué le but, mais tu as failli nous tuer avant de le faire. Quand tu tires des penalty comme ça, les cardiaques ont des problèmes. Le penalty était très bien tiré, mais on a frôlé la crise cardiaque. J’ai dit mais ki lumuy def nii (mais qu’est-ce qu’il est en train de faire). Il faut prendre de l’élan pour tirer au lieu de nous faire subir (rire)».











