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CAN MAROC 2025 : Sadio Mané, la revanche du «Nianthio»




 
 
 
Contesté dès les premières désillusions continentales de 2017 et 2019, réhabilité par le sacre de 2021 et la qualification au Mondial 2022, puis de nouveau fragilisé après l’échec en Côte d’Ivoire en 2024, Sadio Mané a vécu une relation heurtée avec l’opinion sénégalaise. En portant le Sénégal sur ses épaules lors de la Can au Maroc, avant d’annoncer sa retraite internationale, l’enfant de Bambali a mis tout le monde d’accord, refermant ainsi le cycle par une revanche sportive et symbolique.
 
 
 
La relation entre Sadio Mané et les supporters sénégalais s’inscrit dans le temps long. Contrairement à une idée répandue, les critiques qui l’entourent ne sont pas nées après la Can 2024 en Côte d’Ivoire. Elles plongent leurs racines bien plus tôt, dès la période 2017–2019, au moment même où l’attaquant sénégalais atteignait le sommet de son art avec Liverpool.
Le premier point de rupture survient lors de la Coupe d’Afrique des nations 2017. Le Sénégal, attendu parmi les favoris, est éliminé en quart de finale par le Cameroun aux tirs au but. Une désillusion qui marque durablement l’opinion. Sadio Mané, déjà star montante du football mondial, est alors l’un des premiers visés. Son engagement est questionné, son influence relativisée. Le doute s’installe.
Deux ans plus tard, en 2019, le scénario se répète sous une autre forme. Le Sénégal atteint la finale de la Can, mais s’incline face à l’Algérie. Là encore, malgré un parcours globalement solide, la défaite alimente les frustrations. Et là encore, le contraste devient un argument central du débat public : pendant que Mané brille en Premier League et en Ligue des champions, certains supporters estiment qu’il ne reproduit pas le même impact avec la sélection nationale.
C’est durant cette période 2017 - 2020 que naît véritablement la critique structurelle. Le sobriquet de «Samba Alar» s’impose progressivement dans l’imaginaire populaire. Une formule dure, injuste, mais révélatrice d’un soupçon persistant : celui d’un joueur supposément plus investi avec Liverpool qu’avec les Lions. Un procès d’intention qui s’installe alors même que Mané est, sportivement, au sommet de sa carrière mondiale.
La rupture intervient en 2021. La Can remportée au Cameroun change tout. Le Sénégal est sacré pour la première fois de son histoire, et Sadio Mané en est l’un des visages centraux, avec ce penalty décisif en finale. Quelques mois plus tard, la qualification au Mondial 2022 face à l’Égypte, encore au bout des tirs au but, parachève cette réhabilitation. En l’espace de deux compétitions, Mané passe du statut de joueur contesté à celui de héros national incontestable.
Cette séquence referme provisoirement le débat. Les critiques s’estompent, la reconnaissance domine. L’ancien joueur de Liverpool retrouve une place élevée dans l’estime populaire, renforcée par son leadership et son rôle décisif dans les moments clés.
Mais cette accalmie ne dure pas.
L’élimination du Sénégal en huitième de finale de la Can 2024 en Côte d’Ivoire agit comme un nouveau choc. Très vite, les critiques réapparaissent, parfois avec plus de vigueur encore. Cette fois, elles s’appuient sur un nouvel argument : le départ de Mané vers l’Arabie Saoudite. Son niveau est remis en cause, son statut discuté, son avenir en sélection ouvertement questionné. Pour certains, il ne doit plus être un joueur majeur. Pour d’autres, il doit préparer sa sortie.
C’est dans ce climat pesant que débute la Coupe d’Afrique des nations au Maroc. Pour Sadio Mané, cette Can n’est pas seulement une compétition de plus. Elle est un test. Peut-être le dernier. Sur le terrain, la réponse est nette. Dans une équipe sénégalaise parfois en transition, il assume son rôle. Décisif, impliqué, leader. Sans être systématiquement spectaculaire, il est constant, utile, déterminant.
Cette Can marocaine agit alors comme une synthèse de sa carrière internationale. Une réponse aux critiques anciennes comme récentes. Une mise au point définitive. Sadio Mané met presque tout le monde d’accord, non par des déclarations, mais par la performance.
L’annonce de sa retraite internationale, dans la foulée, donne à cette compétition une dimension particulière. Elle apparaît moins comme une fuite que comme une conclusion maîtrisée. Celle d’un joueur qui aura tout connu : l’adoration, la suspicion, la réhabilitation, puis à nouveau la remise en cause.
La revanche de Sadio Mané n’est pas une revanche contre un adversaire. Elle est celle d’un homme face à une opinion exigeante, parfois ingrate, souvent oublieuse. En quittant la scène après avoir répondu présent une dernière fois, il rappelle une vérité essentielle : les grandes carrières se jugent sur la durée, pas sur les fluctuations du bruit populaire.
Aujourd’hui pourtant, au-delà des débats passés, un fait s’impose : une large majorité de Sénégalais ne souhaite pas voir Sadio Mané tourner la page maintenant. Après cette Can au Maroc, beaucoup appellent à sa continuité, estimant que son expérience, son leadership et son sens des grands rendez-vous restent indispensables aux Lions.
Des tribunes aux réseaux sociaux, des anciens internationaux aux supporters ordinaires, l’idée d’un départ immédiat suscite plus de regret que de soulagement. Reste à savoir si cette reconnaissance tardive suffira à infléchir la décision du principal concerné. L’avenir dira si Sadio Mané choisira d’écouter cet appel populaire ou de clore lui-même, définitivement, un chapitre majeur de l’histoire du football sénégalais.
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
(Correspondant permanent en France)
 
 
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