Barthélemy Dias a initié une tournée nationale qu’il a entamée au nord du pays depuis le 7 février. Ce dernier dit avoir constaté plus qu’un simple retard de développement dans cette zone, mais plutôt un oubli, un délaissement de la part de nos autorités. L’ancien maire de Dakar et leader de Sénégal Bi Ñu Bokk appelle ainsi les Sénégalais à un sursaut national pour dire stop à l’improvisation et la manipulation. Ce dernier, regrettant la mort de Abdoulaye Ba, à la suite des violences notées à l’Ucad, assure que malheureusement pour les étudiants, ce regime préfère débloquer 5 milliards de nos caisses pour indemniser des voyous que de payer la bourses des étudiants.
Revenu de sa tournée au nord du pays, le leader du mouvement Sénégal Bi Ñu Bokk a fait face à la presse hier pour partager son ressenti face à la détresse des populations rencontrées. «Nous avons sillonné le Nord du pays et nous avons entendu Dagana, Podor, Saint Louis», déclare l’ancien maire de Dakar, qui décrit une situation chaotique. Le problème de l’embouchure, le manque d’appuis aux éleveurs etc. en sont une preuve palpable, selon Barthélemy Dias. A l’en croire, les jeunes qu’il a rencontrés lors de cette tournée sont lucides ; ils ne croient plus aux promesses. «En mars 2026, des échéances extérieures majeures arrivent, le programme avec le Fmi est suspendu, le risque de défaut de paiement est réel», fait-il noter avant d’enchaîner : «quand un gouvernement passe son temps à éteindre ses propres incendies financiers, il ne peut gérer les urgences, a fortiori planifier le développement».
Le leader de Sénégal Bi Ñu Bokk d’évoquer ensuite la crise universitaire pour qualifier la mort de Abdoulaye Ba d’acte impardonnable. «Je promets à la famille de la victime, aux étudiants et aux Sénégalais que justice leur sera rendue. Ce que nous avons vu à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar sera puni et sanctionné. C’est inadmissible que la police qui doit maintenir l’ordre fasse preuve d’autant de violence envers les étudiants au sein même de leur campus social et chambres», avertit Barthélemy Dias.
Pour lui, le rôle de la police à l’université, c’est de s’organiser pour empêcher les étudiants de sortir sur l’avenue Cheikh Anta Diop, sur la corniche ou encore le canal 4, par le couloir de la mort. « Nous avons tous vu la police nationale entrer en plein jour avec du matériel lourd, accompagnée d’une élite spéciale, la Brigade d’intervention polyvalente. Nous les avons vu défoncer des portes de chambres et la suite nous la connaissons tous », affirme-t-il.
D’autre part, renseigne Barthélemy Dias, son mouvement s’inquiète du subit incendie au ministère des Finances, du subit cambriolage de la Direction informatique du Trésor, de la subite cyberattaque contre la Daf : «nous avons déjà été habitués depuis quelques années à une stratégie qui s’adosse à de la manipulation. Pourquoi toujours les institutions stratégiques ? Un gouvernement incapable de protéger nos données personnelles ne sera certainement pas capable de nous protéger», déclare Barthélemy Dias qui dit exiger une transparence non négociable sur le patrimoine commun des Sénégalais, «notamment les recettes issues du pétrole et du gaz», explique M. Dias.
Diagnostic faite, Barthélemy Dias, avec son mouvement propose la préservation des acquis des étudiants, le respect des engagements vis-à-vis des syndicalistes, un plan national d’irrigation structurée, financée et contrôlée pour les populations du Nord, une réforme rigoureuse et transparente des finances publiques et non de la diversion et de la comédie etc. «Fini l’improvisation, fini l’abandon. On vous invite à un réveil, un sursaut national. Le Sénégal ne manque ni d’eau, ni de terres encore moins de talents. Malheureusement, le Sénégal est malade de ses dirigeants. On nous a vendu un duo qui se trouve être une grosse déception», fulmine Barthélemy Dias qui assure que le Sénégal manque d’autorité, de leadership et de vision.
Le leader de Sénégal Bi Ñu Bokk promet qu’avec lui, le Sénégal sera, à l’image de la France, un pays où l’éducation et la santé seront gratuites. A en croire l’ancien maire de Dakar, «la priorité de ce régime n’est pas de payer les bourses des étudiants, mais de débloquer 5 milliards dans nos caisses pour soi-disant indemniser des insulteurs, des casseurs et des voyous. La priorité de ce régime ce n’est pas de préserver les bourses de sécurité familiale, mais d’acheter des voitures aux députés ; encore moins de baisser le coût de la vie pour les Sénégalais, mais de se promener en jet privé et de continuer à raconter des contrevérités», renseigne-t-il.
Nd. Kh. D. F












