Selon le doctorant en droit public, Malang Mohamed Baldé, l’affaire « Farga Ngom » a été « escamotée » dans la « procédure ». C’est pourquoi, il soutient qu’on a mis « la charrue avant les bœufs », faisant entrevoir « la solennité de son incompétence ». Aussi, nous vous livrons ses impressions sur cette affaire, telles que reçues à notre rédaction.
À l’en croire, « quand on met la charrue avant les bœufs, on aura beau essayer de masquer la solennité de son incompétence, cela reste vain. Chassez le naturel, il revient au galop. Hier, l’Assemblée nationale a, une fois de plus, montré qu’elle n’imaginait guère cesser d’être une tribune de « passe-vite ».
Dans la foulée, il ajoute : « en entérinant la demande portant sur la levée de l’immunité parlementaire du sieur Farba Ngom, elle a sciemment choisi la voie du déshonneur. Elle a volontairement brûlé ses propres textes. Mais rien d’étonnant : lorsque la tête du peloton semble ne rien retenir des leçons de la formation, il est évident que les éléments s’égarent en pleine course. Les incidences et les accidents, dus à l’incompétence de celui qui tient le gouvernail, ne deviennent non pas inévitables, mais permanents. »
Il poursuit : « à part une incompétence manifeste, rien ne saurait justifier une telle forfaiture. La levée de l’immunité d’un parlementaire devrait précéder le déclenchement de l’action judiciaire. Agir autrement revient à inverser le droit. »
« S’imposer l’obligation de valider tout ce qui émane de l’exécutif, y compris des décisions manifestement illégales, relève d’une grave méconnaissance des principes fondamentaux. Car la volonté de l’exécutif n’est légitime qu’à la condition d’être rationnelle et non passionnelle », conclut-il.












