Chez Marianne, les potaches des lycées sont en rogne et brûlent des poubelles, avec beaucoup de revendications égrenées. De ces dernières, nous retiendrons une : à Saint-Denis, les gosses ne veulent plus de classes avec 35 élèves. Peuchère ! Chez nous, la situation peut être considérée comme catastrophique, lorsque dans un Cem, celui de Yoff, les élèves sont à plus de 80 dans les classes et se mettent à trois par table-banc. Inimaginable ! Or, l’ouverture des classes remet toujours sur le tapis la question cruciale de savoir comment faire pour démarrer dans les meilleures conditions les enseignements. Pour ce faire, les ingrédients sont difficilement rassemblés dans les établissements publics. Soit les classes ne sont pas salubres ou n’ont pas assez de tables-bancs, soit les enseignants ne sont pas encore au complet - des classes restant à ce propos sans prof de telle ou telle autre matière jusqu’au-delà de décembre. Et dès qu’un semblant d’ouverture est acté, voilà que les revendications sur le respect des engagements reviennent à la bouche des enseignants. Alors, soyons sérieux, pourquoi s’offusquer du niveau des élèves, des étudiants et même des… ministres ? En tout cas, les résultats ne sont pas à la hauteur des budgets alloués au secteur.
Waa Ji












