
Les quatre projets de lois sur la transparence, la redevabilité et la reddition des comptes publics, dont le vote est très attendu par tous les acteurs, sont sur le bureau du Djolof-Djolof qui occupe le perchoir de la place Soweto. Une grande avancée que nous avions saluée lors de l’adoption desdits projets en conseil des ministres. Notre souhait de les voir mis à la disposition du public et passés au peigne fin par tous les segments de l’opinion est donc satisfait. Nous pensons que, dès aujourd’hui, une bordée de critiques, consolidantes comme déconsolidantes, va fleurir sur les réseaux sociaux. Une bonne chose, s’il en est. Puisque nos chers députés, qui s’y pencheront à partir du 18, auront le temps de digérer toutes ces critiques et d’en tirer la substantifique moelle. Ce, pour des amendements réfléchis et allant dans le sens d’une meilleure considération des intérêts des populations, mais aussi des justiciables. Particulièrement, concernant l’accès à l’information, dont l’encadrement élargi ôte toute efficacité à cette avancée notable dans la transparence du service public. Les nombreuses restrictions et garde-fous dénotent une frilosité des autorités qui semblent vouloir une chose et son contraire.
Waa Ji