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Santé:le mythomane est-il un menteur ?



Santé:le mythomane est-il un menteur ?

Origine de la mythomanie

Le terme de mythomanie a été inventé par le médecin légiste Ernest Dupré au tout début du XXème siècle dans son ouvrage La mythomanie, étude psychologique et médico-légale du mensonge et de la fabulation morbides (1905). Il désignait à l’origine l’aptitude élective des enfants au mensonge et à la simulation et plus précisément la « tendance pathologique, plus ou moins volontaire et consciente, au mensonge et à la création de fables imaginaires ». Pour Dupré, hanté par le risque d’erreurs judiciaires, l’enfant est mu par un besoin constitutionnel de nuire aux adultes en mentant de façon naturelle. Même s’il précise que ces actes ne sont toujours pas intentionnels, un tel discours constitue un véritable acte d’accusation contre les enfants, et ce d’autant plus qu’il n’avance aucune hypothèse pour expliquer le phénomène. Selon lui la conscience de l’enfant n’interviendrait qu’au tout début du mensonge, qui arriverait, par autosuggestion progressive, à s’imposer à la croyance de l’enfant. Celui-ci vivrait si intensément son mensonge qu’il finirait sincèrement par y croire.

Le mensonge

Le terme de mensonge est apparu au XIème siècle dans la langue française à partir du latin « mentire », traditionnellement associé à la pensée, à l’intelligence en action. Aujourd’hui, il désigne une « assertion sciemment contraire à la vérité, faite dans l’intention de tromper », ce qui confirme l’idée que le menteur ne croit jamais à son mensonge. Autrement dit, celui qui dit une chose fausse qu’il croit vraie ne ment pas, il se trompe.
Le linguiste A. Reboul le confirme en ajoutant qu’une assertion ne peut être qualifiée de mensonge qu’à la condition que « le locuteur ait l’intention que son interlocuteur croie qu’il croit à la vérité de ce qu’il dit. »
La définition du mensonge se heurte donc à l’idée de « se mentir à soi-même ». Or, il semble que le mythomane croit lui-même à ses mensonges… Peut-on qualifier le mythomane de menteur ? 

Le mythomane est-il un menteur ?

Dans son ouvrage intitulé « Petit traité des perversions morales », A. Eiguer définit la « mythomanie » comme une forme de mystification envers les autres, mais aussi envers soi-même. Classiquement, le mythomane se crée un personnage valorisant auquel il adhère avec une détermination telle qu’il parvient à convaincre son entourage.
« Les mythomanes doivent croire sincèrement aux histoires qu’ils racontent et aux personnages qu’ils inventent pour pouvoir mieux convaincre les autres. Même si ce n’est pas le cas au début, ils finissent par se prendre à leur propre jeu »
Autrement dit, les mythomanes commencent par mentir, puis finissent par s’approprier le thème de leur narration. Une théorie a vu le jour en 1891 sous l’impulsion du psychiatre A. Delbrück pour décrire et expliquer ce phénomène : la théorie de la pseudologia-phantistica. Le médecin considère ce phénomène comme un rêve diurne raconté à l’autre comme si c’était la réalité, et sans volonté de tromper. 
 

La mythomanie aujourd’hui

La mythomanie s’apparente aujourd’hui à une pathologie caractérisée par des propos mensongers auxquels son auteur croit lui-même. L’individu élabore des scénarios, des événements, des actes et des personnages qui n’ont jamais eu lieu ou n’existent pas. Il se dit acteur ou témoin d’une histoire qu’il a lui-même imaginé et qui le place souvent dans une position avantageuse.
Le mythomane finit par agir partiellement ou totalement en fonction de sa production imaginaire. « N’ayant pas la force d'exister dans le réel, ils ne savent pas réellement qui ils sont, puisqu'ils ne s'identifient que par l'imaginaire » précise ainsi le psychiatre Boris Cyrulnik. Il s’agit donc d’un moyen de fuir une réalité inacceptable ou difficile à affronter sans souffrir. Pour le psychiatre Bomstein, c’est une « défense de l'organisme contre un sentiment d'infériorité et de régression ».
Par une décision presque inconsciente et pour éviter une frustration, le mythomane s'enferme dans un univers factice où le réel et la fiction se confondent. Dans le plupart des cas, ce processus tend à s’étaler très longtemps dans le temps.
« Le menteur [... ] agit avec l'intention de donner une fausse information. Il a toujours le choix entre dire la vérité ou pas, et il connaît la différence entre les deux. Les mythomanes, qui savent qu'ils ne disent pas la vérité [... ], sont incapables de maîtriser leur comportement [... ] et ne sont pas conscients de mentir » Paul Ekman

Les causes de la mythomanie

Pourquoi certaines personnes sont amenées à mentir à leurs interlocuteurs sans qu’aucun motif matériel ne les y pousse ? Quels bénéfices psychiques une relation où les autres sont trompés procure-t-elle au menteur ?
Pourquoi l’enfant ment-il ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer pourquoi un enfant a recours au mensonge. Il peut vouloir se sentir valorisé, éviter une responsabilité ou craindre une réprimande. Quoiqu’il en soit, l’enfant ignorerait le mensonge avant l’âge de 6 à 7 ans : avant cela, il altère souvent la réalité, mais de façon inconsciente et sans intention de nuire. 

Le portrait-robot du mythomane

Parce que l’aveu est insupportable, les mythomanes deviennent vite de grands mystificateurs. Il se doit d’être cru sinon tout s’écroule et son monde imaginaire s’effondre. Il met donc tout en œuvre pour être le plus précis possible, s’alimentant du réel, puisant ça et là des fragments de vérité. Rien n’est laissé au hasard, tout est pensé pour que la fabulation soit crédible.
Le mythomane est typiquement fragile, hyperémotif, soumis à une forte dépendance au regard des autres et dont les facultés de l’imagination sont décuplés. Quel que soit son profil, il apparaît souvent la première victime de ses histoires imaginaires, qu’il peine à distinguer de la réalité. 

Qu’arrive-t-il lorsque le mythomane est démasqué ?

C’est le pire scénario pour un mythomane : être découvert. C’est un moment qu’il vit de façon extrêmement angoissante et qui le pousse à emprunter plusieurs chemins :
  • Embrayer sur un nouveau mensonge.
  • S’enfoncer dans la dépression.
  • Fuir dans un ailleurs où tout peut être recommencé.

Que faire face à un mythomane ?

Face à un mythomane, il est recommandé de ne pas prêter attention à ses mensonges, au risque de l’enfoncer encore plus dans ce qu’il croit être la réalité.
De même, il n’est pas recommandé d’aller violemment à l’encontre de ce qu’il raconte, au risque d’entraîner une obstination de laquelle il aurait encore plus de mal à sortir.
La meilleure solution est d’aider petit à petit le mythomane à prendre conscience de la fausseté de sa réalité, en confrontant son discours avec des éléments qui ne sont pas en adéquation avec celui-ci, tout en ayant à l’esprit que la mythomanie peut être une maladie grave. Inutile donc de lui rabâcher en permanence qu’il ment.
La thérapie est le traitement le plus recommandé mais encore faut-il que le mythomane soit demandeur. 
 

Citations inspirantes

« Se cacher est un plaisir, mais n’être pas trouvé est une catastrophe » D. W. Winnicott
« Le mythomane [... ] ne se contente pas de prendre ses désirs pour des réalités, ou de nier une réalité pénible. [Le mythomane] cherche [.. ] à modifier le monde réel à son profit, par l'intermédiaire de la croyance d'autrui. » Guy Durandin
Rédaction : PasseportSanté
 
Jeudi 19 Septembre 2019
 


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