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SCRUTIN DU 24 MARS 2024 : Les Sénégalais ont voté utile pour la rupture



SCRUTIN DU 24 MARS 2024 : Les Sénégalais ont voté utile pour la rupture

Longtemps appréhendée par les Sénégalais, l’élection présidentielle s’est finalement déroulée sans anicroche. Les électeurs n’ont apparemment pas tremblé et ont élu un président en la personne de Diomaye Diakhar Faye. Une victoire de la rupture sur la continuité.
 
Le Sénégal, un petit pays, un grand peuple. Un peuple qui a mal pourtant de ses dirigeants, lesquels, malheureusement et 64 ans après la souveraineté internationale, ne satisfont toujours pas les attentes de leurs mandants. Au contraire, ceux qui sont élus, souvent avec un immense espoir, finissent par être honnis à l’usure du pouvoir. Quelles que soient par ailleurs l’importance de leurs réalisations chantées par leurs thuriféraires. Les alternances démocratiques survenues par deux fois, en 2000 et 2012, n’y ont rien fait, poussant même certains à regretter les prédécesseurs.
Des Sénégalais reformatés
L’élection de ce 24 mars 2024, par ses péripéties rabâchées ces derniers mois, a fini par reformater les Sénégalais dont l’habitude était de destituer un président par dépit, au lieu d’en élire un, choisi par défaut. Le président sortant n’étant pas candidat, le choix de la masse des électeurs a globalement évité celui qui a pris son flambeau et se réclame de la continuité. L’opposant institutionnalisé depuis la dernière présidentielle, Ousmane Sonko en l’occurrence, est sans conteste le vainqueur de cette présidentielle, dont on l’a écarté d’une manière qui a ulcéré les Sénégalais, très allergiques à toute forme d’injustice. Et ces derniers, selon les tendances lourdes qui se dégagent de ce scrutin, ont porté majoritairement leurs votes sur Bassirou Diomaye Diakhar Faye, celui que Sonko a désigné comme le porteur du Projet qu’ils défendent ensemble. Le slogan de campagne « Sonko mooy Diomaye, Diomaye mooy Sonko » corrobore ce choix comme le fruit d’une entente qui frise l’identité des deux hommes. En tout cas, tout le parti Pastef et ses alliés s’approprient cette victoire que leur a dédiée avent l’heure le leader panafricaniste Ousmane Sonko.
 
Qu’Amadou Ba appelle Diomaye
 
Déjà certains candidats comme Aly Ngouille, PDF, Déthié Fall, entre autres, ont reconnu la victoire du candidat Bassirou Diomaye Faye et l’on félicité. Que le candidat de la majorité, Amadou Ba, qui doit en principe disposer de la compilation des résultats, ferait preuve de grandeur en appelant son challenger pour le féliciter et reconnaitre sa propre défaite. Une action qui sans nul doute donnerait au Président sortant Macky Sall la liberté d’en faire de même. Ce qui ne ferait qu’augmenter l’aura de notre démocratie et faciliter une transition vers une transmission du pouvoir comme celles connues en 2000 et 2012.
 
Une sanction sans appel
 
Et au-delà de la victoire de Diomaye Président, qui reste à être confirmée, une analyse des résultats sortis des urnes renseigne sur plusieurs choses. La plus importante, bien sûr, est que les Sénégalais ne veulent pas d’une continuité de ce qu’ils ont vécu ces dernières années. Les belles réalisations du Président Macky Sall ne les ont pas éblouis. Leurs mémoires ont gardé plutôt ces images de jeunes abattus depuis 2021, sans que les auteurs ne soient arrêtés et punis. La vie de plus en plus chère pour le Sénégalais lambda, alors qu’une minorité jouit d’une aisance ostentatoire et fait preuve d’arrogance et de suffisance, a également constitué une raison du rejet constaté. L’autre leçon est que le nombre pléthorique de candidats n’a ni inhibé, ni désarçonné les Sénégalais. Ils ont eu la maturité d’opérer un vote utile, en concentrant leurs voix principalement sur deux candidats.
 
 
Khalifa et Idy obsolètes
 
 
Néanmoins, il faut relever certaines grosses déceptions que constituent ces candidats dont on attendait d’eux qu’ils jouent un rôle plus important dans ce scrutin. Dans l’opposition, Khalifa Président n’a pas pesé lourd. Surtout à Dakar qu’il considère comme son fief et où il bénéficie du soutien du maire de la capitale, par ailleurs son directeur de campagne. Les bisbilles qui les opposent au Pastef, depuis le premier dialogue, auraient pu être vidées dans des retrouvailles en cas de second tour. Mais, au vu des tendances, la rupture risque d’être consacrée. S’agissant de Idrissa Seck, qui en était à sa 4e présidentielle, semble réaliser son pire score. Très transparent toute la campagne durant, le leader de Rewmi se rapproche inéluctablement d’une sortie de piste qu’il devra assumer et transformer positivement. Quant aux candidats dissidents de l’Apr et de Benno, ils ont sombré comme leur camp d’origine. Aly Ngouille n’a pu endiguer la saignée à Linguère où l’opposition gagne pour une première fois. Mame Boye Diaw et Mahammed Boun Abdallah Dionne ne sont pas logés à meilleure enseigne. La révélation rafraichissante de cette présidentielle, en la personne de Anta Babacar Ngom, la seule femme qui était en lice, laissera un bon souvenir même si elle n’a pas engrangé beaucoup de suffrages. Le candidat du Pur, Ali Mamadou Dia, très peu connu de Sénégalais, n’est pas allé au-delà de l’électorat du Dahira. Tous les autres candidats sont restés bien transparents.
 
Karim joue et gagne
 
Dans cette élection présidentielle, les deux candidats de poids qui ont été recalés, Sonko et Karim, ont été finalement les grands gagnants. En mettant en selle son poulain, Ousmane Sonko a admirablement contré la manœuvre réussie de le mettre hors course. Lors de la campagne, après leur sortie simultanée de prison, ils ont formé un tandem qui a drainé des foules immenses à travers le pays. Sonko s’est effacé admirablement pour mettre en lumière son candidat qui a fini par se mettre dans la peau de son mentor.
L’autre personnalité qui a joué et gagné, c’est bien Karim Wade. Candidat recalé pour double nationalité, dont les députés ont accusé 2 membres du Conseil constitutionnel de corruption, il ne pouvait acter un soutien à Amadou Ba qu’il mouille dans cette grosse affaire de corruption. Finalement, malgré quelques dissidences et des manipulations, c’est vers le candidat de Diomaye Président qu’est allé le soutien du Parti démocratique sénégalais, avec comme apothéose cette audience du pape du Sopi accordée à Diomaye samedi.
Macky contraint
Désormais, dans l’attente des résultats provisoires par la Cour d’Appel de Dakar, puis définitifs par le Conseil constitutionnel, les ralliements à la coalition Diomaye Président vont se poursuivre et certainement qu’une nouvelle majorité va naitre. Egalement dans cette attente, le président Macky Sall, dont la décision moult fois réitérée de partir le 2 avril est connue, semble condamné à faire la passation de service à un opposant.
Mansour KANE
 
 
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