jotaay
jotaay

https://www.facebook.com/flyairsenegal
Le meilleur de l'info au sénégal
ASER, fonds Jamm pour la Casamance, fonds spéciaux, affaire Kosmos, contrats gaziers… : Le Forum civil liste les dossiers brulants et exige la reddition des comptes VIEIRA VA-T-IL LES RESSUSCITER ? Bouna Sarr, Malang Sarr, Habib Diallo, Boulaye Dia, Cheikh Sabaly, Nampalys Mendy, Ousseynou Niang... attendent depuis des mois LANCEMENT DU PACTE REPUBLICAIN A KAFFRINE : MIMI TOURE TEND LA MAIN, ABDOULAYE SAYDOU SOW ENTRETIENT LE SUSPENSE «Votre appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd accordez-moi 15 jours…» NOMINATIONS : Kiiraay dans une colère profonde Jour de Dpg : Al Aminou Lô face à Sonko ÉNERGIE, POUVOIR D'ACHAT ET PRIORITÉS NATIONALES : Haby Dieng Fall, ancienne cadre de la Senelec, plaide pour des réformes structurelles plutôt que des polémiques ACCORD AVEC FMI, LOYERS, PANIER DE LA MENAGERE, HYDROCARBURES, DIALOGUE SOCIALE  : Diomaye trace la nouvelle feuille de route des urgences PAPE THIAW-PATRICK VIEIRA, DOSSIER MADY TOURE ET MAROC AU TAS, ABDOULAYE FALL A LA COMMISSION DE DISCIPLINE DE LA CAF : La Fédération sénégalaise de football dans un imbroglio total WOYOFAL : Le collectif #30JoursPourLeJustePrix saisit la Crse pour exiger des clarifications sur le système de prépaiement FONDS D’APPUI ET DE DÉVELOPPEMENT DE LA PRESSE : Seules deux radios commerciales ont déposé leurs dossiers ; aucune télévision et aucun journal

SANTE EN MILIEU CARCERAL : Trois députés veulent changer les règles avec une contribution additionnelle de 0,2% pour financer la prise en charge sanitaire des détenus



SANTE EN MILIEU CARCERAL : Trois députés veulent changer les règles avec une contribution additionnelle de 0,2% pour financer la prise en charge sanitaire des détenus

 
 
 
La santé des personnes privées de liberté pourrait bientôt bénéficier d’un nouveau cadre juridique au Sénégal. Les députés Mame Khady Sarr, Cheikh Faye et Anta Dia ont déposé la proposition de loi n°110 39/2026 relative à la santé en milieu carcéral. Le texte entend garantir aux détenus un accès effectif à des soins de qualité, tout en renforçant le secret médical, l’indépendance des professionnels de santé et les mécanismes de contrôle. Pour financer les nouvelles charges publiques induites par la réforme, les parlementaires proposent notamment une contribution additionnelle compensatrice de 0,2%.
 
La prison ne devrait pas constituer un espace où le droit à la santé s’arrête aux portes des établissements pénitentiaires. C’est l’un des principes qui sous-tendent la proposition de loi déposée par les députés Mame Khady Sarr, Cheikh Faye et Anta Dia.
Dans l’exposé des motifs, les parlementaires partent d’un constat, les personnes détenues demeurent titulaires des droits fondamentaux, y compris du droit à la santé. Or, les conditions de détention, marquées selon eux par la promiscuité, l’insalubrité, le surpeuplement et l’insuffisance des ressources médicales, peuvent exposer les détenus à d’importants risques sanitaires. Face à cette situation, le texte entend instaurer un cadre juridique spécifique à la médecine carcérale et réduire les disparités dans l’accès aux soins entre les personnes privées de liberté et les citoyens vivant en milieu libre.
 
 
 
 
Les cas graves orientés vers l’hôpital
 
 
 
Le texte prévoit également un dispositif pour les pathologies nécessitant une prise en charge spécialisée. Tout détenu nécessitant des soins spécialisés ou une hospitalisation devrait pouvoir être référé vers un établissement hospitalier, dans des conditions respectant sa dignité. Une attention particulière est accordée aux personnes souffrant de troubles mentaux. La proposition prévoit pour elles une prise en charge psychiatrique adaptée à leur état de santé. Lorsque cette prise en charge ne peut être assurée dans la prison, l'intéressé devrait être orienté vers une structure sanitaire appropriée.
 
 
 
 
L’indépendance du personnel médical protégée
 
 
 
La proposition de loi entend également clarifier le statut et les obligations des professionnels de santé intervenant en prison. Les personnels concernés devraient bénéficier d’une formation adaptée aux spécificités de la médecine carcérale. Ils exerceraient leurs fonctions dans le respect des règles déontologiques et de leur indépendance professionnelle.
Le texte pose surtout une interdiction claire : le personnel médical ne pourrait accomplir ou participer à des actes portant atteinte à l’intégrité physique ou mentale des détenus. Toute violation de l’intégrité physique ou morale d’une personne détenue serait susceptible d’entraîner des sanctions disciplinaires et pénales.
Autre innovation importante : le renforcement des droits du détenu face à sa propre prise en charge médicale. La personne incarcérée devrait être informée de son état de santé et des traitements qui lui sont proposés. Elle pourrait également refuser un traitement, sauf dans les situations d’urgence vitale ou lorsqu’une mesure sanitaire obligatoire est prévue par la législation.
 
 
 
Le secret médical serait garanti en toutes circonstances
 
 
 
La proposition prévoit également que les consultations médicales se déroulent hors de la présence des surveillants, sauf lorsqu’une nécessité de sécurité dûment motivée l’impose. Cette disposition vise à préserver la confidentialité de la relation entre le médecin et le patient, malgré les contraintes particulières liées au milieu pénitentiaire.
Le texte accorde par ailleurs une attention particulière aux catégories considérées comme vulnérables. Les femmes enceintes, les enfants, les personnes vivant avec un handicap et les personnes âgées devraient bénéficier d’une prise en charge sanitaire adaptée à leur situation.
Le juge de l’application des peines disposerait, pour sa part, d’un pouvoir supplémentaire. Il pourrait à tout moment ordonner une expertise médicale concernant un condamné et, si nécessaire, prendre une mesure d’aménagement de peine appropriée.
 
 
 
Une facture à compenser par une contribution de 0,2%
 
 
 
La réforme proposée soulève toutefois une question centrale : son financement. Les nouvelles garanties accordées aux détenus et le renforcement des services médicaux pénitentiaires vont nécessairement entraîner des charges supplémentaires pour l’État. Pour respecter les règles constitutionnelles relatives aux propositions de loi entraînant des charges publiques nouvelles, les parlementaires prévoient une recette compensatrice. Le mécanisme retenu prend la forme d’une contribution additionnelle destinée au budget général de l’État. Son taux serait fixé à 0,2 % pour chacune des deux composantes prévues par le texte. La première serait assise sur la même base que la taxe prévue à l’article 212 quater du Code général des impôts. Le recouvrement suivrait les mêmes règles que les taxes et prélèvements auxquels ces contributions seraient rattachées.
 
 
 
Fatou DIOP
 
 
LES ECHOS


ACTUALITE | POLITIQUE | SPORTS | SOCIETE | SERIE | RELIGION | REVUE DE PRESSE | ECONOMIE | CHRONIQUE | CULTURE | BOOMRANG | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV-DIRECT | SANTE | World Cub Russie 2018 | SERIE TV SENEGAL | LES ECHOS | pub | Radios d’Ici et d’Ailleurs | Santé | Contribution | AFRIQUE | TECH NEWS | VIDEO DU JOUR | HISTOIRE | TV


LIVE RADIO



Frilosité

Abomination

A n’y rien comprendre

Dans la mouise

Brouteurs

La curée

Imbroglio

Ça mouille

Herbes folles

Ping-pong



SANTE

L’ACUPUNCTURE, LES VENTOUSES, LA MOXIBUSTION, LE MASSAGE THÉRAPEUTIQUE ET LE BADUANJIN : La médecine traditionnelle chinoise s’invite au plateau médical

Dans la lignée d'Octobre Rose, la campagne annuelle Novembre Bleu vise à sensibiliser sur les maladies masculines

Octobre Rose : Ce qu’il faut savoir sur la campagne

CRÉATION DU STATUT DE MÉDECIN EN SPÉCIALISATION ET AUDIENCE AU PALAIS : Le Collectif des médecins en spécialisation suspend sa grève et donne 3 mois au gouvernement

XEL DU DOY | HEMORROIDES ET TROUBLES DIGESTIFS