Malgré les nombreuses mises en garde du Khalife général des Mourides, le phénomène des courses de charrettes, l’utilisation de drogue ainsi que les agressions continuent de prendre de l’ampleur. C’est ce qui a poussé son porte-parole à faire une sortie hier pour inviter les forces de l’ordre à faire respecter le ndigël du Khalife en mettant un terme à ce phénomène de dégradation des mœurs.
Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, sur ndigël du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a fait face à la presse hier en présence du commissaire spécial de Touba, du commandant de la gendarmerie et du sous-préfet de Ndame.
Le porte-parole du Khalife général des Mourides abordait, entre autres questions, de la prolifération des courses de charrettes, l’utilisation de drogues et les agressions. Il a ainsi recommandé aux autorités étatiques de mettre fin aux courses de charrettes attelées, à l'origine de cas d'agressions avec usage de drogues.
« Monsieur le sous-préfet, Serigne Mountakha vous a donné le feu vert pour mettre fin à cette pratique. C'est la responsabilité de l'État de veiller au respect des lois. Nous exhortons l'Administration à veiller à l'application du ndigël du Khalife. Les auteurs de ces faits, étant parfois en état d'ivresse, commettent des vols et cambriolent des boutiques », a déclaré Cheikh Bass.
Ce dernier a aussi déploré l’insalubrité qui s’installe dans certains quartiers à cause de ceux qui déversent leur fosse septique directement dans la rue. Cheikh Bass estime que cela constitue, autant que le phénomène des courses de charrettes, une urgence à régler au plus vite.
Sur un autre registre, le porte-parole du Khalife général des Mourides est revenu sur l’affaire des passeports diplomatiques, en faisant l’historique de ses attributions depuis Senghor. Cheikh Bass assure avoir rencontré le Président Bassirou Diomaye Faye sur demande de Serigne Mountakha Mbacké, deux ans après son accession au pouvoir, pour l’inviter à diligenter l’affaire des Passeports diplomatiques. Malgré les assurances du chef de l’Etat, renseigne Cheikh Bass, il n’y a pas eu beaucoup d’évolution, même si le Président Diomaye affirme avoir signé tous les documents qui lui ont été soumis. Il appelle ainsi les autorités etatiques à plus de bienveillance envers les autorités religieuses, qui sont certes des citoyens, mais pas du tout ordinaires.
Nd. Kh. D. F












