
Âgé de 49 ans, un ressortissant sénégalais a été interpellé par les agents de l’Agence gambienne de lutte contre la drogue (DLEAG) au poste-frontière d’Amdalai. Il était en possession d’un pistolet et de 12 munitions. Bien qu’il ne soit pas impliqué dans une affaire de drogue, il a été placé en garde à vue et remis à la police pour les suites judiciaires.
L’information a été confirmée par le porte-parole de la DLEAG, Ousman Saidykhan, lors d’un entretien accordé à la presse ce mercredi. Cette arrestation s’inscrit dans une série d’opérations menées entre le 24 et le 31 du mois dernier par l’agence, ciblant les trafics transfrontaliers de drogue et d’armes. Le ressortissant sénégalais a été arrêté au poste-frontière d’Amdalai, point de passage stratégique entre la Gambie et le Sénégal. S’il ne transportait aucune drogue au moment de son interpellation, les agents ont découvert un pistolet chargé de douze balles en sa possession. En conséquence, il a été remis à la police gambienne pour des poursuites liées à la détention illégale d’arme à feu, conformément à la législation en vigueur.
En parallèle, la DLEAG a interpellé trois ressortissants étrangers à Fajara pour des infractions majeures liées au trafic de drogues et à la détention d’armes.
Dans le cadre de cette même opération, les autorités ont arrêté Muhammed Rafique Kabir Khan, un ressortissant indien et gérant du Envy Night-Club, à Fajara. Ce dernier a été trouvé en possession de 25.800 comprimés suspectés être de l’ecstasy, de 32 blocs de résine de cannabis (hashish), de deux sachets de skunk, de bonbons infusés au cannabis, ainsi que de deux pistolets et de munitions retrouvés à son domicile.
Toujours à Fajara, deux ressortissants bissau-guinéens, Quintino Djedju et Papis Djedju, ont été arrêtés pour détention de 25 blocs de cocaïne. Selon la DLEAG, ils sont accusés de trafic de drogue, conformément aux articles 33, 34 et 43 de la loi gambienne sur le contrôle des stupéfiants adoptée en 2003. L’Indien arrêté fait également l’objet de poursuites pour possession illégale d’arme à feu, en vertu de l’article 47 du même texte. Quant au ressortissant sénégalais, il ne faisait pas l’objet d’une enquête liée à la drogue. Toutefois, sa détention d’une arme à feu et de munitions à la frontière a motivé son transfert aux autorités policières, qui poursuivront le traitement judiciaire de l’affaire.
Khadidjatou D.GAYE