
Face à des taux de réussite historiquement bas aux examens de certification des sages-femmes, infirmiers d’État et assistants infirmiers, l’Union nationale des écoles privées de santé (Uneps) exprime sa “vive préoccupation” et appelle à un dialogue national pour sauver la formation en santé.
Le constat est sans appel : 0,70% de réussite pour les sages-femmes, 4,58% pour les infirmiers d’État, et 7,15% pour les assistants infirmiers. Des chiffres que l’Uneps qualifie de “préoccupants” et “incompréhensibles”. Dans un communiqué publié le 1er août 2025, l’organisation représentant les écoles privées de santé se démarque des critiques faciles et rejette l’idée que ces résultats reflèteraient une défaillance de la formation. “Ces résultats ne sauraient refléter ni le véritable niveau de nos étudiants, ni la qualité de l’enseignement rigoureusement dispensé dans nos établissements.”, soutient le bureau de l’Uneps.
Elle remet en question l’application de l’Approche par compétences (Apc), notamment l’usage de la note éliminatoire comme critère central : “il apparaît parfois un impératif d’aligner la moyenne d’admission sur la note de 10, conformément aux textes du système Lmd, ce qui va à l’encontre de l’esprit même de l’Apc”, explique l’Uneps.
L’Uneps tient également à saluer le travail de ses encadreurs, ainsi que l’engagement constant de ses étudiants, tout en affirmant sa volonté de “ne pas se décourager ou baisser les bras pour continuer à viser l’excellence”.
Consciente de l’enjeu pour la santé publique, l’Union propose la tenue d’un conseil interministériel réunissant les ministères de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle et de la Santé, afin de “traiter en profondeur la problématique de la formation”.
Elle rappelle son attachement à une “certification crédible, juste et formatrice” et sa volonté de rester “ouverte au dialogue pour construire ensemble un système plus cohérent”.
Parallèlement, l’Uneps annonce avoir mis en place, pour ses membres, une mutuelle de santé, une coopérative d’habitat et un fonds d’appui à travers un programme de microfinance, dans l’optique d’un accompagnement global.
Khadidjatou D. GAYE