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REVISION DES LIMITES TERRITORIALES, RESTRUCTURATION DE THIAROYE SUR MER, CONTENTIEUX AVEC SENCHIM … : Les ambitions du maire El Mamadou Ndiaye à l’heure de la realpolitik



REVISION DES LIMITES TERRITORIALES, RESTRUCTURATION DE THIAROYE SUR MER, CONTENTIEUX AVEC SENCHIM … : Les ambitions du maire El Mamadou Ndiaye à l’heure de la realpolitik

 
 
 
A la suite de la tenue du conseil municipal de la commune de Thiaroye Sur Mer, le maire nous a accordé un entretien dans lequel il aborde la révision des limites territoriales entre sa commune et celle de Diamaguène Sicap Mbao. Selon El Mamadou Ndiaye, c’est sa commune qui subit les nuisances et la pollution pendant que la commune adjacente bénéficie des retombées. Une injustice qu’il appelle à corriger selon la loi, la logique et la justice et non selon la coloration politique du maire Pastef de Diamaguène. El Mamadou Ndiaye a aussi évoqué la restructuration de sa commune dans le cadre de la dépollution de la baie de Hann, le contentieux avec Senchim qui refuse d’exécuter une décision de justice, entre autres problématiques.
 
 
 
 
 
Les Echos : Le conseil municipal souhaite la révision des limites territoriales entre les Communes de Thiaroye Sur Mer et Diamaguène Sicap Mbao. Qu’est-ce qui motive cette décision ?
 
 
 
El Mamadou Ndiaye : Depuis pratiquement plus de six mois, le Conseil municipal avait adopté une délibération m'autorisant d’initier une procédure en vue de la révision des limites territoriales entre la commune de Diamaguène Sicap Mbao et la commune de Thiaroye Sur Mer. J'avais à l'époque saisi le sous-préfet à cet effet. Et, malheureusement, depuis lors, rien n’a été fait à ce niveau. Après plusieurs relances, j’ai estimé devoir saisir à nouveau le Conseil municipal qui, cette fois-ci, à l’unanimité a émis un vœu à l’attention des autorités. Le problème qui se pose, c’est que Thiaroye subit une injustice du fait du découpage territorial de 1996 qui, faut-il le dire, a été motivé par des intérêts purement politiques. Aujourd’hui, il est temps pour nous de revenir sur tout cela. La zone querellée se situe dans une zone qui, historiquement, géographiquement, appartient à Thiaroye Sur Mer. C’est une zone industrielle où se trouvent les plus grandes industries de la zone qui, malheureusement, sont rattachées à Diamaguène Sicap Mbao. Le fait est que c’est Thiaroye Sur Mer qui subit les nuisances de la présence de ces industries, mais toutes les taxes y relatives sont versées à Diamaguène Sicap Mbao. Aussi, Thiaroye Sur Mer appelle les autorités à rétablir cette injustice qui a été rompue depuis 1996.
 
 
 
 
Croyez-vous que cette procédure va aboutir dans la mesure où le maire de Diamaguène Sicap Mbao est de Pastef ?
 
Nous avons entendu les nouvelles autorités clamer haut et fort le Jub, Jubal, Jubanti. Cela veut dire que ces autorités devront faire en sorte qu’il y ait un équilibre dans le traitement de ces dossiers. Ce qu’il faut mettre en avant, c’est l’intérêt des populations : la gouvernance équitable et la cohérence dans nos politiques de développement territorial. C’est vrai que le maire de Diamaguène est du parti au pouvoir, mais nous faisons foi en nos autorités. Nous croyons à leurs paroles et nous pensons que le moment venu, ils vont arbitrer selon la loi, selon la logique et selon la justice.
 
 
 
Qu’en est-il du processus de restructuration urbaine de la commune de Thiaroye Sur Mer dans le cadre de la dépollution de la baie de Hann ?
 
 
 
Le projet de dépollution de la baie de Hann est un projet à fort enjeu écologique et environnemental. Plus de 120 milliards sont en train d’être investis, ce que d’ailleurs nous épousons ; mais malheureusement, nous avons constaté que les choix faits par les autorités ne cadrent pas avec l'objectif poursuivi. On ne peut pas parler de baie de Hann durablement dépolluée tant que les sources de pollution ne sont pas totalement annihilées. Aujourd'hui, il est évident et ça se constate sur le terrain : Thiaroye Sur Mer est une source de pollution non négligeable de la baie. Sur 13 km, les 6 sont situés à Thiaroye Sur Mer et vu la configuration de l’Habitat, les populations de Thiaroye sur mer n’ont pas d’autres issus que la mer. Cette situation fait que les ordures, les eaux usées sont déversées dans la mer. Ce qui veut dire que si le projet de dépollution de la baie de Hann continue son cours, il y aura toujours la pollution dans la mer. Ce qui reviendrait à investir dans le néant. C’est pourquoi, nous avons depuis lors alerté et à l’époque le gouvernement nous avait prêté oreille attentive et accepté de faire la restructuration de Thiaroye Sur Mer.
 
« Il faudrait que concomitamment à la réalisation des travaux de la baie de Hann que la restructuration soit faite »
 
Malheureusement depuis lors, on a constaté que cette restructuration n’avance pas alors que les travaux de la dépollution de la baie sont en train d’être continués. C’est pourquoi, nous disons que pour plus d’efficacité environnementale, il faudrait que le préalable soit réalisé. C’est la restructuration de Thiaroye Sur Mer. Nous en appelons au-delà des autorités étatiques, les bailleurs qui ont investi leur argent à venir constater sur le terrain ce que nous leur disons. La restructuration de Thiaroye s’impose. Il faudrait que concomitamment à la réalisation des travaux de la baie de Hann que la restructuration soit faite ».
 
 
 
Vous aviez enclenché une procédure contre Senchim que vous reprochez de nuire à la santé de la population. Où en êtes-vous avec cette procédure ?
 
 
 
Depuis le gouvernement de Wade, l’Etat, à travers le ministre de l’Environnement, avait pris un arrêté ordonnant la cessation des activités de Senchim sur le site de Thiaroye et demandant que cette usine soit délocalisée et en conséquence qu’il y ait une remise en état des lieux. Depuis plus de 10 ans, l'usine Senchim continue de mener ses activités. Lorsqu’on est venu à la mairie, nous avons constaté que cette situation était inadmissible. Nous avons intenté une procédure contre Senchim. Le juge nous a donnés raison en demandant à Senchim de quitter immédiatement les lieux, de remettre en état les lieux sous astreinte d’un million de franc Cfa par jour de retard. Mais voilà que depuis plus d’un an, non seulement Senchim ne s’est pas exécutée, mais continue d’exercer ses activités sur le site. C’est une situation anormale dans la mesure où nous sommes tous des citoyens et nous avons l’obligation de respecter les décisions administratives et les décisions de justice. La question qu’on se pose, c’est de savoir qui est derrière Senchim pour qu’il puisse se permettre d’agir dans l’impunité. Maintenant, il ne s’agit plus d’une question entre Thiaroye et Senchim, il s’agit d’une remise en cause de notre souveraineté. Si dans un pays, un industriel se permet de défier l’autorité administrative, se permet de défier la justice, cela veut dire que cet industriel-là a quelqu’un derrière lui.
 
« L’application de la loi de la République s’arrête à la porte de Senchim »
 
Nous avons constaté chez nous que l’application de la loi de la République s’arrête à la porte de Senchim. Les nouvelles autorités ont par-là un test grandeur nature. Quand on met en avant la souveraineté, il faudra commencer à l’intérieur du pays. Si l’Etat n’est pas en mesure de faire respecter sa souveraineté à l’intérieur du pays, il ne pourra pas faire valoir cette souveraineté au regard des autres États. Nous invitons l’Etat à véritablement prendre ses responsabilités et à faire en sorte que Senchim puisse respecter la loi ».
 
 
 
Vous n’avez pas prévu de recours pour contraindre Senchim au respect de cette décision ?
 
 
 
A la suite de la décision de justice, nous l’avons partagé à qui de droit, c’est-à-dire à toutes les autorités. Aujourd’hui, malheureusement malgré cela, cette décision n’a pas été exécutée. Tout récemment, une délégation de la protection civile était revenue et nous avons constaté de plus belle que Senchim avait repris ses activités. C’est ce que nous ne pouvons pas comprendre car si une décision administrative, de plus cette décision est exécutoire, il appartient à l’administration, à l'autorité de faire exécuter cette décision. Nous n'avons pas de moyens de contrainte. Tout ce que nous pouvons faire, c'est parler à qui de droit et le cas échéant saisir la justice. Tout cela, nous l'avons fait. Il appartient à l'Etat d'imposer sa souveraineté et de faire exécuter ses décisions. Malheureusement, à ce niveau, nous ne sommes pas satisfaits et je pense que notre cri de cœur sera entendu et que le nécessaire devra immédiatement être fait parce que Senchim est train d'empoisonner nos populations. A l'intérieur de l'usine, il y a 120 tonnes de déchets toxiques qui sont stockés et cette situation est une menace environnementale, une menace écologique, une menace contre la santé des populations. Au-delà de l’Etat que nous appelons à intervenir, nous appelons les organisations des droits humains, les organisations qui s'activent dans le domaine de la préservation de l’environnement pour leur dire qu’à Thiaroye, il y a une catastrophe environnementale qui guette les populations, que nous subissons tous les jours et que malheureusement nous sommes impuissants face à cette situation.
 
 
 
 
M. CISS
 
 
LES ECHOS


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