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POUR PALLIER LA SUSPENSION DU FMI : Le Sénégal lance un nouvel emprunt obligataire de 300 milliards F Cfa




 
 
Dans un contexte marqué par la suspension sine die des financements du Fonds monétaire international (Fmi), l’État du Sénégal lance un nouvel emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (Ape) de 300 milliards de F Cfa, du 19 au 30 juin 2025. Cette opération, annoncée par le Trésor public et relayée par le journal spécialisé « Le Marché », vise à mobiliser l’épargne nationale, régionale et internationale pour financer des projets structurants dans des secteurs prioritaires tels que les infrastructures, l’éducation, la santé, l’accès à l’eau, l’énergie, l’agriculture et le numérique. Ce nouvel emprunt intervient dans un contexte de tensions financières, alors que le pays doit naviguer entre une crise de confiance avec le Fmi et la nécessité de maintenir ses ambitions de développement.
 
 
 
Le Sénégal, souvent salué comme un modèle de stabilité budgétaire en Afrique de l’Ouest, traverse une période de turbulences financières. Selon un article récent, le Fmi a suspendu tout nouveau programme de financement après la découverte, en collaboration avec la Cour des comptes, d’une dette non déclarée de près de 7 milliards de dollars accumulée entre 2019 et 2023. Cette anomalie comptable, qualifiée de sérieuse par l’institution, a jeté un doute sur la transparence des finances publiques sous le !!s administrations précédentes. En attendant une clarification complète des irrégularités, les négociations avec le Fmi sont au point mort, et le programme initialement prévu pour juin 2025 est reporté à une date indéterminée.
Face à cette situation, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye adopte une approche proactive en se tournant vers le marché régional de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Depuis son arrivée au pouvoir, le Trésor sénégalais a intensifié les adjudications via l’Agence Umoa-Titres, levant plusieurs centaines de milliards de F Cfa en obligations et bons du Trésor. Cette stratégie permet de sécuriser des fonds pour assurer la continuité des dépenses publiques, malgré l’absence de financements concessionnels du Fmi. Cependant, elle n’est pas sans risques : le coût de l’endettement régional est plus élevé, et la multiplication des émissions à court terme accentue la pression sur le service de la dette.
Le nouvel emprunt obligataire de 300 milliards de F Cfa s’inscrit dans cette dynamique de recours accru au marché régional. Structuré en plusieurs tranches, il propose des conditions attractives pour séduire un large éventail d’investisseurs, des particuliers aux institutions.
Les caractéristiques de l’emprunt sont les suivantes  : Valeur nominale : 10.000 F Cfa par obligation, un seuil accessible pour encourager la participation citoyenne. Pour ce qui est des taux d’intérêt et maturités, ils sont de : 6,60% par an sur 5 ans ; 6,75% par an sur 7 ans et 6,95% par an sur 10 ans.
Ces taux compétitifs visent à garantir un rendement attractif, tout en reflétant la solidité économique du Sénégal. Les fonds levés seront alloués à des projets stratégiques alignés sur les objectifs du Plan Sénégal émergent (Pse), notamment la construction d’infrastructures, la modernisation des écoles, l’amélioration des services de santé, l’extension de l’accès à l’eau potable, le développement des énergies renouvelables, la modernisation de l’agriculture et le déploiement du numérique. Cette opération fait suite à un précédent Ape en mars 2025, qui avait permis de mobiliser 405 milliards de F Cfa, démontrant la confiance des investisseurs dans la capacité du Sénégal à honorer ses engagements financiers.
Au-delà du financement des projets, cet emprunt illustre l’ambition du Sénégal de renforcer sa souveraineté financière. En mobilisant l’épargne locale et régionale, l’État réduit sa dépendance aux financements internationaux, souvent assortis de conditionnalités strictes. Cette approche favorise également l’inclusion financière en incitant les citoyens sénégalais à investir dans le développement de leur pays. Les souscriptions seront ouvertes auprès des banques commerciales et des sociétés de gestion et d’intermédiation (Sgi) agréées, tant au Sénégal que dans la diaspora, avec une campagne de sensibilisation pour encourager une large participation.
Parallèlement, le Sénégal continue de bénéficier du soutien de partenaires bilatéraux et multilatéraux, comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, via des financements ciblés dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures industrielles. Ces appuis ponctuels permettent de combler partiellement le vide laissé par la suspension du Fmi, mais ils ne suffisent pas à répondre aux besoins croissants du pays.
La crise avec le Fmi met en lumière des enjeux de gouvernance cruciaux. Le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye, qui a fait de la transparence et de la rupture avec les pratiques opaques du passé un axe central de son programme, voit dans cette situation une opportunité de refonder la gestion publique. Un audit rigoureux des finances publiques, une transparence accrue sur la dette et la mise en place de mécanismes de suivi performants sont désormais indispensables pour restaurer la confiance des partenaires internationaux et des investisseurs.
Cependant, le temps presse. Sans un cadre budgétaire clair soutenu par le Fmi, le Sénégal risque de voir ses marges de manœuvre se réduire, alors que les attentes populaires pour des réformes sociales et économiques restent élevées. La multiplication des emprunts sur le marché régional, bien que nécessaire, augmente le coût de l’endettement et soulève des questions sur la soutenabilité à long terme du modèle économique sénégalais. Pour éviter un cycle d’endettement incontrôlé, le gouvernement devra conjuguer discipline budgétaire, mobilisation des recettes internes (via une fiscalité plus efficace) et un retour maîtrisé aux financements internationaux une fois la crise avec le Fmi résolue.
En lançant cet emprunt obligataire, le Sénégal adresse un appel clair à la mobilisation citoyenne. En offrant aux Sénégalais la possibilité de participer directement au financement des projets nationaux, l’État renforce le sentiment d’appartenance à un projet collectif. Cette opération, si elle rencontre le même succès que celle de mars 2025, pourrait non seulement sécuriser les fonds nécessaires aux priorités du pays, mais aussi consolider la place financière régionale de Dakar.
En définitive, face à l’impasse avec le Fmi, le Sénégal démontre sa résilience en mobilisant des ressources internes et régionales à travers cet emprunt obligataire de 300 milliards de F Cfa. Cette initiative, combinée à une gouvernance renforcée et à une gestion prudente de la dette, pourrait permettre au pays de surmonter les défis actuels et de poursuivre sa trajectoire vers l’émergence économique.
 
 
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
Correspondant permanent en France
 
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