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PRESIDENTIELLE 2019: Boubacar Camara sonne la révolte avec «Jengu», s’engage en politique et dessine un tableau sombre du Sénégal



PRESIDENTIELLE 2019: Boubacar Camara sonne la révolte avec «Jengu», s’engage en politique et dessine un tableau sombre du Sénégal
 
 
 
On voyait venir avec son mouvement Génération Y. Boubacar Camara a finalement annoncé sa décision de s’engager en politique. L’ancien Dg des Douanes, avocat au barreau de Paris,  ancien Inspecteur général d’Etat, actuel Pca de la Sococim a plongé pour sonner la révolte «Jengu». Dans une vidéo qu’il a postée sur youtube, il s’en prend vertement aux gouvernants.
 
 
 
 Les mots sont forts, mais ils ne sont certainement pas choisis au hasard. En effet, l’Inspecteur général d’Etat, parti à la retraite sur sa demande, a décidé de s’engager en politique. Et l’acte premier de son engagement semble être sa candidature à la prochaine élection présidentielle. Il fallait donc charmer, il fallait appâter l’électorat sénégalais composé en majorité de jeunes. Alors, quoi de plus naturel qu’une vidéo sur youtube.
Après les Ousmane Sonko, Hamidou Dème et dernièrement capitaine Dièye, il faudra faire avec un nouveau challenger à la tête bien faite et connaisseur de l’Etat pour l’avoir servi à plusieurs stations. Et celui qui fut Directeur général des Douanes sénégalaises semble maitriser son sujet. «Aujourd’hui, j’ai décidé de m’engager en politique, car la situation du Sénégal l’exige», fait-il croire dans la vidéo, peignant un tableau très sombre de notre pays et pointant du doigt les dirigeants qu’il accuse de vendeurs d’illusions. «Il est aisé de constater le retard économique persistant de notre pays et les inégalités profondes qui le déchirent. Malgré les milliers de milliards collectés au nom du peuple au cours des 58 ans qui nous séparent de l’indépendance, le pays qui nous est livré n’est pas à la hauteur des attentes légitimes du peuple sénégalais», déplore Boubacar Camara, qui fustige le fait qu’on fasse croire aux Sénégalais que «les biens publics sont protégés contre le détournement par une multitudes d’organismes de contrôle et que la bonne gouvernance constitue une préoccupation prioritaire. Alors que nos maigres ressources sont pillées par ceux qui sont censés les sauvegarder ou avec leur complicité».
 
 
L’Assemblée nationale, la justice, les élections
 
 
Poursuivant sa déclaration, il s’attaque aux institutions législative et judiciaire, disant que loin de ce qui est vendu au peuple, celles-ci sont sous le diktat de l’exécutif. «On nous fait croire que les représentants du peuple sont désignés et élus démocratiquement et qu’ils contrôlent sérieusement l’action du gouvernement, alors que le pouvoir exécutif et ses députés nous livrent une dictée préparée à la place de véritables questions orales… On fait croire aussi que l’indépendance de la justice et la promotion des libertés publiques sont une réalité, alors que le pouvoir exécutif installe la zizanie…, impose le règne d’une justice à double vitesse et de l’arbitraire, laissant meurtries toutes les composantes de la famille judiciaire, les investisseurs et les démocrates», déplore-t-il décrétant que la longue tradition d’élections libres, démocratiques et transparentes chantée partout n’est plus d’actualité avec l’organisation de «décevantes mascarades électorales» par les pouvoirs publics.
 
Emergence : utopie
 
Au plan économique, l’ancien Secrétaire général du ministère de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie, soutient que les déclarations de nos gouvernants faisant croire au peuple que les plans de développement successifs ont produit leurs effets et que le Sénégal est à la porte de l’émergence, relèvent tout simplement de l’utopie. «Cette émergence-là n’est qu’une corne d’abondance fictive. Et les difficiles conditions de vie des populations des villes et des campagnes persistent. Les travailleurs, les chômeurs, les braves femmes et les jeunes ne ressentent pas le ‘’Yokuté’’ qu’on leur fait miroiter.  Le rêve des agriculteurs et éleveurs de connaître une vie meilleure se heurte aux durs réveils avec, dans leurs mains, des outils rudimentaires de travail, dans l’obscurité et sans eau potable. Alors que les pêcheurs n’aperçoivent même plus de poissons. Les jeunes demeurent sans qualification, sans emploi, vivent dans l’oisiveté des communautés virtuelles au tour du Ataya (thé), baignent dans un chômage déguisé en s’adonnant à des métiers sans revenus décents, se livrent à l’exode rural ou se jettent en mer pour fuir l’humiliation», dit-il.
 
«Les contre-modèles crèvent l’écran et le wax-waxet sont banalisés»
 
Pour ce qui est des ressources naturelles, Boubacar Camara regrette que les gouvernants n’arrivent ni à clarifier les conditions d’aliénation des ressources naturelles, ni à justifier l’implication de leurs familles dans les projets publics et celle de lugubres lobbies d’ici et d’ailleurs dans la gestion du foncier, du pétrole, du gaz, du zircon, de l’or, du phosphate et des ressources halieutiques. Et d’ajouter : «Le désordre persiste partout : sur les routes, dans les stades, dans les lieux publics, dans les maisons… la perte d’autorité de l’Etat est devenue flagrante et le manque de civisme presque encouragé. La violence, verbale comme physique, est devenue monnaie courante installant une insécurité galopante de jour comme de nuit», note-t-il, disant que «les contre-modèles crèvent l’écran et le wax-waxet sont banalisés».
 
 
 
«Nous dénoncerons toutes les politiques publiques désastreuses»
 
 
Revenant ses motivations, l’avocat au barreau de Paris se questionne. «Avons-nous le droit d’être des spectateurs devant le règne des médiocres arrogants et des affairistes turpides ? N’avons-nous pas le devoir de nous donner les moyens de transformer durablement et fièrement notre cher Sénégal dans une Afrique digne ?», demande-t-il avant de répondre : «Nous avons choisi le combat politique pour participer à la reconstruction et au développement du Sénégal, dans l’intérêt exclusif du peuple». Ainsi, il avertit déjà la classe politique : «nous dénoncerons toutes les politiques publiques désastreuses», leur fait-il savoir.
 
Sidy Djimby NDAO


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