YOUSSOU DIAL, VICE PRÉSIDENT DU JARAAF DE DAKAR :« La pression va être plus grande vu les performances que nous avions fait auparavant »



Le Jaraaf de Dakar représentant du Sénégal à la Coupe CAF se heurte aux défis de combler les départs de certains joueurs cadres et faire une meilleure participation. Pour Youssou Dial, vice-président du Jaraaf, il faudra « minimiser les départs pour garder l'ossature de l'année dernière ». Le lieutenant du président Cheikh Seck s’est aussi ouvert sur les projets d’infrastructure du Jaraaf de Dakar dont le nouveau terrain d’entrainement, lieu de notre entretien.
 
Le Jaraaf de Dakar, en septembre 2022, va disputer les phases de groupe de la coupe de la Confédération Africaine de Football (CAF). Comme chaque année les équipes locales perdent des joueurs importants dans leurs dispositifs aux profils des équipes de championnats plus huppés. L'équipe de la médina, ne faisant pas l’exception, fera face à ce problème pour espérer faire une bonne participation à ces compétitions africaines. Youssou Dial, vice-président du club se prononce sur cette situation.
« Aujourd'hui on est dans un contexte qui est différent de celui d'il y'a deux ans. Le Jaraaf avait vraiment fait un très bon parcours. A l'intersaison on avait réussi à garder l'ossature de l'année précédente. Cette année on a déjà un départ qui est confirmé, celui d' Albert Diène. On aura probablement deux ou trois départs, on ne sait pas. Mais de toutes les façons, ce sont les aléas des équipes locales », dit-il avant de poursuivre « A chaque intersaison on a le risque de perdre des joueurs. Pour le moment c'est la raison pour laquelle l'ossature n'est pas encore fixée. Il y a de nouveaux joueurs qui ont rejoint le groupe. Il y’en aura d'autres qui vont venir encore. On aura certainement des départs mais on fera tout pour minimiser les départs pour garder l'ossature de l'année dernière et la compléter par des nouveaux. La coupe d'Afrique, c'est quelque part un sacerdoce. On sort d'une campagne gagnante il y’a deux ans mais il faut savoir aussi qu'on va aller rencontrer très de grandes équipes africaines. Ça ne sera pas facile, on va essayer de faire mieux qu'il y’a deux ans. Même si pour le moment on a aucune idée de l'effectif qu'on aura pour cette compétition. Mais on a espoir qu'on arrivera à monter une belle équipe avec Youssou Dabo ».
De son avis « Quand on représente le Sénégal il faudra y aller avec ambition mais surtout avec humilité. Aujourd'hui la pression va être plus grande vu les performances que nous avions fait auparavant. Mais qui connaît le Jaraaf, sait que nous ferons tout pour faire un parcours honorable et représenter dignement notre pays est la première nation de football africain ».
 
« Nos projets d’infrastructures permettront au Jaraaf d'avoir une autonomie financière »
 
Côté infrastructures, le Jaraaf de Dakar est en plein développement. Le club dirigé par l’ancien gardien des Lions du Sénégal, Cheikh Seck s’est offert un terrain synthétique avec tous le matériels moderne pour l'entraînement de ses équipes.
Interroger sur ce projet qui regroupe un nouveau siège et des immeubles, Youssou Dial s’en donne à cœur joie. « L'ambition pour le Jaraaf n'est pas uniquement sur la partie sportive. Aujourd'hui, le président Cheikh Seck le dit souvent, on ne peut pas gagner ce que nos anciens dirigeants ont déjà gagné avec ce club à part la coupe d'Afrique. Sous le magistère de Cheikh Seck, le projet c'est aussi de développer les infrastructures, ce lègue que nos prédécesseurs nous ont laissé. C'est une fierté aujourd'hui, de voir le Jaraaf de Dakar s'entraîner pendant plus de trois heures de temps.  Si on n’avait pas acquis cette infrastructure, on ne pourrait pas le faire. On prend le temps de bien travailler quand on a son propre terrain d'entrainement. » déclare le dirigeant du Jaraaf.
Dial de confier en plus que : « les infrastructures ne s’arrêtent pas seulement sur ce terrain. Il y’a une partie à proximité du terrain qui n'est pas encore construite. Cet espace va nous servir de nouveau siège. Les travaux vont démarrer dans un ou deux mois. Ce sera un siège à quart étage qui abritera en plus de l'administration, les lieux de regroupement, des salles de musculation et autres commodités. Ça veut dire que ce sera la deuxième phase après ce terrain d'entraînement. Après aussi dans un moyen termes, au niveau de l'actuel siège à Ker Jaraaf, on va construire des immeubles pour le Jaraaf ».
Enfin le vice-président du Jaraaf de Dakar de préciser que : « Nos projets d’infrastructures permettront au Jaraaf d'avoir une autonomie financière. Notre objectif est que le fonctionnement du club ne dépend plus de ma poche du président ou de cotisations. Il faut que Jaraaf puisse avoir ses propres ressources qui lui permettront d'avoir son autonomie financière et d'aller concurrencer les plus grandes équipes africaines ».
 
 
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