Lors de la cérémonie de lancement des projets structurants du New Deal Technologique, la ministre de la Justice qui a pris part à la rencontre a été interpellée sur l’impact de cette transformation numérique sur son département. Yassine Fall a d’abord salué le caractère inclusif du New Deal Technologique, avant de lister les trois services qui sont actuellement concernés : certificat de nationalité, casier judiciaire, mais aussi le permis de visite pour les détenus.
Si l’on en croit Yassine Fall, ministre de la Justice, grâce à la plateforme e-justice, magistrats et greffiers traitent désormais les dossiers judiciaires dans un environnement numérique unifié, permettant de mieux normaliser les procédures, d’améliorer la circulation de l’information et de renforcer la traçabilité des actes judiciaires.
Cette digitalisation interne, affirme-t-elle, est complétée par une ouverture vers les citoyens à travers la plateforme E-service de la justice, qui constitue le point d’accès global au service numérique de la justice.
Dans le cadre de la phase pilote, renseigne Yassine Fall, trois services prioritaires à forte demande ont été déployés : le casier judiciaire, le certificat de nationalité et le permis de communiquer. A l’en croire, d’autres structures sont déjà développées et seront intégrées progressivement. «Cette transformation se veut inclusive. Les maisons de justice ont été pleinement intégrées dans ce dispositif afin de compléter les espaces Sénégal service et de servir de point d’accès assisté pour les citoyens peu familiers avec les outils du numérique. Cela permet de garantir une meilleure couverture territoriale et d’éviter toute forme d’exclusion numérique tout en réduisant la pression sur les juridictions et en permettant aux greffes de se recentrer sur le traitement des affaires judiciaires», explique-t-elle.
S’agissant de la valeur des documents numériques, le ministre de la Justice rappelle que le Sénégal dispose d’un cadre juridique clair à travers la loi sur les transactions économiques qui reconnaît la valeur probante de l’écrit électronique et consacre l’équivalence juridique entre les documents numériques et les documents physiques, dès lors que leur authenticité et leur intégrité sont garanties. «C’est dans ce cadre que la plateforme justice Intègre les signatures électroniques des magistrats et des greffiers, des mécanismes de traçabilité et des dispositifs de vérification de l’authenticité des documents numériques», dit-elle.
Sur le plan organisationnel, souligne le garde des sceaux, la plateforme e-justice permet un meilleur pilotage de l’activité des juridictions. «Elle contribue à améliorer progressivement le respect des délais réglementaires grâce à une meilleure structuration du traitement des dossiers, une visibilité accrue sur la charge de travail. Ainsi donc la digitalisation engagée à travers e-justice constitue une réforme structurelle au service d’une justice plus efficace, plus transparente et plus accessible conformément aux orientations issues des assises de la justice», conclut-elle.
Nd. Kh. D. F