Vannes




Les Sunugaaliens attendent impatiemment que le ciel ouvre enfin ces vannes pour les libérer de l’étuve qui leur colle les habits à la peau. Selon M. Météo, l’espoir est grand pour cette semaine qui s’annonce. Pourvu simplement que nos braves producteurs aient semences et autres intrants disponibles et prêts à l’emploi. En attendant ces ondées régénératrices, c’est la transhumance, ce fléau consubstantiel au landernau politique sunugaalien, qui ouvre grand ses vannes. Les brouteurs viennent de toutes parts en direction des grasses prairies autour de la concession de Serigne Ngoundou. Rien de nouveau sous nos cieux. La classe politique sunugaalienne ne tire pas les leçons de ses propres turpitudes. Des pouvoirs ont toujours cru que phagocyter des leaders dans l’opposition ou faire miroiter une réélection à un maire de l’ancien régime peut contribuer à former une majorité et subséquemment remporter des locales. Dans ce pays, il n’y a assurément pas pire façon de tirer des plans sur la comète. A l’épreuve des urnes, ces majorités de « palais » n’ont été qu’illusoires. Et c’est le 8 août prochain que le mirage va scintiller, lorsque tous les brouteurs s’échineront à remplir les travées de l’Arena de Diamniadio. Une gageure s’il en est.
Waa Ji
 
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