Au terme d’une séance plénière houleuse à l’Assemblée nationale, marquée par des affrontements entre députés lors de l’examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution, l’Alliance pour la République (Apr) est montée au créneau. Dans une déclaration rendue publique hier, le parti a dénoncé les violences dont son député Abdou Mbow a été victime, tout en condamnant la répression des manifestations organisées aux abords du Parlement.
L’Alliance pour la République (Apr) a vivement réagi aux incidents survenus, hier, à l’Assemblée nationale, où l’examen de la proposition de loi portant révision de la Constitution a donné lieu à de violents affrontements entre députés de la majorité et de l’opposition. Dans une déclaration publiée dans la foulée de ces événements, le Secrétariat exécutif national du parti condamne l’interdiction des manifestations, dénonce les violences exercées contre des élus de l’opposition et réclame le retrait immédiat du texte.
L’ancien parti au pouvoir commence par dénoncer la gestion des rassemblements organisés autour de l’Assemblée nationale, estimant que les citoyens ont été empêchés d’exercer une liberté garantie par la Constitution. «L’Alliance pour la République (Apr) condamne fermement l’interdiction du droit à la manifestation et la répression brutale et sauvage du peuple venu exercer une liberté constitutionnelle», affirme le communiqué.
L’Apr estime également que les restrictions d’accès aux abords du Parlement portent atteinte au principe de publicité des travaux parlementaires. Selon le parti, les citoyens devaient pouvoir assister à cette séance consacrée à une réforme majeure des institutions. «En interdisant aux citoyens d’accéder à l’Assemblée nationale pour assister à des travaux en séance publique, le Gouvernement viole la Constitution et le principe du contrôle citoyen de l’action publique», soutient la formation politique.
Dans sa déclaration, l’Apr affirme que son député Abdou Mbow a été la cible de violences dans l’hémicycle. «Aujourd’hui la violence honteuse instaurée à l’Assemblée contre les députés de l’opposition, notamment l’honorable Abdou Mbow brutalisé et humilié, relève de la volonté de museler la démocratie et de réprimer l’État de droit», dénonce le Secrétariat exécutif national.
Le parti met également en cause les autorités de l’État. Il accuse le président de la République et son Gouvernement de ne pas avoir réagi face aux incidents survenus à l’Assemblée nationale. «L’Apr dénonce le silence coupable du président de la République et de son Gouvernement dans l’entreprise funeste de vassalisation des institutions par Ousmane Sonko et ses députés et la répression des citoyens qui ne cherchent qu’à défendre leur Constitution et leur République», poursuit le communiqué.
Sidy Djimby NDAO