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VIOLENCES À ASCENDANT : Bacary Camara attrait par sa mère à la barre, prend le sursis




 
Âgé de 18 ans, Bacary Camara a comparu devant le tribunal d'instance de Dakar, hier lundi, pour des faits de violences à l’égard de sa mère. À la barre, le jeune livreur, domicilié aux Maristes, a fait une révélation surprenante : sa consommation de "puff". Sa mère, qui dit ne pas avoir été frappée ni insultée, a toutefois expliqué les circonstances qui l’ont conduite à saisir la gendarmerie. Le tribunal l’a finalement condamné à 2 mois de prison assortis du sursis.
 
 
 
 
Bacary Camara, né en 2008, est un jeune livreur célibataire et sans enfant. Poursuivi pour violences à ascendant sur sa mère, il a reconnu les faits qui lui sont reprochés devant le tribunal d'instance de Dakar où il a été jugé avant-hier, lundi 28 septembre 2026. Interrogé par le parquet sur sa consommation éventuelle de stupéfiants, le prévenu a indiqué qu’il fumait auparavant de la "puff", avant d’affirmer avoir arrêté, (c'est une cigarette électronique ou vaporisateur personnel/vape non rechargeable qui diffuse plusieurs produits, dont (parfois) de la nicotine). Une réponse qui n’a pas convaincu le représentant du ministère public. "Tu n’as pas abandonné", lui a lancé le parquet, avant de s’interroger sur son attitude envers sa mère : "ce que je ne comprends pas, c’est comment une personne lucide peut se permettre de parler ainsi à sa mère".
À la barre, Awa Camara, la mère du prévenu, a expliqué qu’il était son "seul fils". Restauratrice à domicile, elle a relaté les circonstances à l’origine de l’altercation. Tout est parti d’une dispute entre le jeune homme et sa sœur. En tentant de s’interposer pour les séparer, la mère est tombée. Elle a toutefois précisé que son fils ne l’avait "ni frappée ni insultée". Elle a expliqué avoir décidé de saisir la gendarmerie après lui avoir demandé de cesser de s’en prendre aux enfants et l’avoir menacé de le dénoncer. Le jeune homme lui aurait alors répondu qu’il "n’en avait cure".
Mais dans ses réquisitions, la représentante du procureur a relevé que des parents saisissent parfois la gendarmerie sous le coup de la colère avant d’adopter une autre attitude une fois leur enfant déféré. Elle a également souligné le cas particulier de cette mère, estimant que sa démarche pouvait s’expliquer par "l’instinct d’une mère".
Revenant sur les faits, elle a indiqué que lors de l’altercation, la mère aurait été projetée alors qu’elle tentait de les séparer. Après la lecture des faits, au final, la représentante du parquet s’en est finalement remise à la sagesse du tribunal concernant la peine.
Au terme des débats, le tribunal a déclaré Bacary Camara coupable et l’a condamné à 2 mois de prison assortis du sursis. La juridiction a également donné acte à sa mère de ce qu’elle ne réclamait aucun dédommagement.
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
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