Rassoul Bassolé a été condamné hier à 1 mois de prison ferme pour rébellion, à la suite d'une altercation avec un gendarme en faction à la salle 1 du tribunal de Dakar. Burkinabè de 20 ans, il était venu assister au procès du frère de son meilleur ami, qui était poursuivi pour violences, voies de fait et rébellion.
Rassoul Bassolé, 20 ans, ne va pas oublier de si tôt la mésaventure qu'il a eue avec le gendarme Alioune Badara Sy. Venu assister au procès du frère de son meilleur ami au tribunal de Dakar, il a fini par être arrêté suite à une altercation avec l'homme en bleu, qui était préposé à la surveillance de la salle 1 du tribunal. Il résulte du rapport de l'enquête que c'est au sortir de cette salle d'audience qu'il a été interpellé. En effet, lorsque des esprits se sont chauffés à la sortie de l'audience, le gendarme est sorti pour ramener tout le monde à la raison. En ce moment précis, le prévenu Rassoul Bassolé, qui était en compagnie d'une dame et du frère de son ami, ne cessait de troubler les lieux. Lorsque le gendarme les a sommés d'arrêter, le mis en cause a refusé et continué de rouspéter. Puisque Alioune Badara Sy ne pouvait pas le maîtriser, il a appelé du renfort. Et comme il s'est opposé au gendarme auxiliaire qui voulait le calmer, il a été alpagué.
Inculpé pour violences, voies de fait et rébellion, Raoul Bassolé a été jugé hier devant la barre du tribunal d'instance de Dakar où il a nié les faits. D'après ses déclarations, lorsque le gendarme lui a demandé de regagner la salle, il n'a pas résisté. Mais, la représentante du parquet, irritée de son comportement, lui lança : "vous n'oseriez pas faire ça au niveau de la police ou à la gendarmerie. Vous devez respecter cet endroit". En l'absence du gendarme qui était de faction devant la salle d'audience 1, la procureure a requis 1 mois de prison ferme contre lui et une amende de 50.000 F pour le délit de rébellion, après avoir demandé sa relaxe pour les voies de fait.
Les avocats de la défense ont plaidé la clémence et indiqué au juge que leur client avait regretté son acte. Au terme des débats, Rassoul Bassolé a été condamné par le tribunal à la peine requise par le ministère public.
Fatou D. DIONE