Après l’annonce de la plainte du rectorat de l’Université Cheikh Anta Diop, le personnel est monté au créneau pour inviter la direction à poursuivre tous les responsables de cet acte indigne d’un bon étudiant. Le personnel estime qu’un règlement du préjudice demeure une priorité absolue avant de penser à une quelconque reprise des activités administratives.
Dix-neuf jours après les saccages de plusieurs bâtiments et biens de l’Université Cheikh Anta Diop, l’intersyndicale des Personnels administratif, technique et de service du Coud est revenue sur la situation indescriptible de ce temple du savoir. Face à la presse hier, le personnel regrette «la situation funèbre, alarmante, inquiétante et angoissante. Nous dénonçons avec la dernière énergie les destructions massives suivies d'incendies», fait savoir Mohamed Lamine Seydi, porte-parole du jour.
Ainsi, à cause de ce décor désolant, les travailleurs regrettent : «les dégâts ont entraîné une paralysie totale et un dysfonctionnement dans beaucoup de services du Coud : la destruction des câbles électriques et internet d'où la rupture de liaisons entre les différents services, la décimation du parc automobile, les nombreux véhicules particuliers (14) des travailleurs brûlés, qui ont handicapé ces pères et mères de famille qui assurent leur déplacement ainsi que ceux de leurs proches. Plusieurs bureaux des travailleurs incendiés y compris ceux du Directeur, du chef des services Administratifs et de l'Agent comptable ont été vandalisés. Les espaces ludiques et de détente ainsi que les espaces verts ont été aussi endommagés. Même des promoteurs privés ont fait les frais de cette furie avec des dégâts importants et un manque à gagner énorme». Selon les syndicalistes, cette atmosphère sinistre a fait qu'aujourd'hui le campus est devenu impraticable. «Le règlement de ce préjudice demeure une priorité absolue avant de penser à une quelconque reprise des activités administratives», explique le syndicaliste.
M. Seydi de demander à l'Etat du Sénégal de garantir la sécurité des personnes et des biens dans le campus universitaire avant que le pire ne s'y produise. «Rendons grâce à Dieu, cette fois, qu'on n'ait enregistré que des dégâts matériels, au moment où on comptait des morts partout dans ce pays», se réjouit Mohamed Lamine Seydi.
Baye Modou SARR